Fusion SF-Racing : Le tribunal donne raison à la LNR face à la FFR de Laporte

Fusion SF-Racing : Le tribunal donne raison à la LNR face à la FFR de Laporte©Media365
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Antoine Poussin, publié le mardi 12 décembre 2017 à 12h41

Fusion Stade Français-Racing 92, avantage à la LNR et nouveau coup dur pour Bernard Laporte à la sortie d'un combat de neuf mois.

Suite à un projet de fusion avorté entre les deux clubs de la capitale, les matchs Montpellier-Racing et Castres-Stade Français avaient donné lieu à un conflit sanguin entre les deux forces vives du rugby français : la LNR et la FFR. Ce lundi 11 décembre, le verdict semble avoir été rendu, puisque le tribunal administratif de Versailles s'est montré en faveur de la Ligue Nationale de Rugby, en lui donnant raison dans cet affaire. Retour sur les évènements... Le lundi 13 mars 2017, le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti annonce un projet de fusion avec le club rival le Stade Français. Une information qui sera rapidement confirmée par Thomas Savare, alors président du Stade Français Paris. S'en suit une vague de mécontentement des supporters, mais surtout des joueurs qui se mobilisent et se mettent en grève. Le taulier du Stade Français, le capitaine Pascal Papé mène alors les débats et n'hésite pas à tirer sur le président parisien. Il lance un appel à la mobilisation aux supporters stadistes et rend responsable Thomas Savare, qui n'a prévenu personne avant de signer. Ce projet de fusion meurt seulement une semaine après. Une autre affaire va mettre beaucoup plus de temps à se régler. Il s'agit des matchs Montpellier-Racing 92 et Castres-Stade Français qui devaient avoir lieu le week-end du 18 et 19 mars, auxquels les joueurs ont refusé de participer. Une décision de la LNR reporte ces matchs à une date ultérieure, pour permettre le dialogue. La Ligue Nationale de Rugby et la FFR rentrent alors en conflit concernant le report de ces matchs. Notamment par l'entrée dans les débats de Mohed Altrad, président de Montpellier, qui réclame une victoire par forfait. Après avoir contacté Florent Lajat, responsable juridique adjoint de la FFR, Altrad va finalement appeler à l'aide le président de la FFR Bernard Laporte, avec lequel il est lié par un contrat professionnel, et son vice-président Serge Simon. Ne trouvant pas d'accord avec la Ligue sur une date pour une réunion, la FFR finit par organiser son propre rassemblement le 22 mars et décide seule du report des matchs. Paul Goze, président de la LNR, en appelle alors à la justice et fait appel au tribunal administratif de Versailles ainsi qu'au Conseil d'Etat, au cas où le tribunal se montrerait incompétent. Ce dernier suspend la décision de la FFR le 12 avril, et estime qu'un doute plane quant à la légalité de la FFR de s'opposer au report. Les matchs, pourtant disputés les 19 et 22 avril dernier, avec une victoire de Castres sur le Stade Français 33-10 et de Montpellier sur le Racing 54-3, ont continué d'augmenter les tensions entre la LNR et la FFR, jusqu'à lundi après-midi, où le tribunal a rendu son verdict. Plusieurs décisions ont été prises. Tout d'abord, la LNR a la légitimité d'organiser le rugby professionnel sans intervention de quiconque. Concernant la FFR, deux articles condamnent la fédération. Le premier annule la décision fédéral du 22 mars tandis que le second l'oblige à verser 2000 euros à la LNR au titre des frais exposés.

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