Clermont : Une commotion qui ne doit pas être un symbole pour Ezeala

Clermont : Une commotion qui ne doit pas être un symbole pour Ezeala©Rugbyrama, Media365

Alix Vermande, publié le lundi 16 juillet 2018 à 18h25

Dans un entretien accordé au magazine Midi Olympique où il revient sur son violent choc avec Virimi Vakatawa, sa commotion cérébrale et ses conséquences, Samuel Ezeala assure ne pas vouloir être un exemple.

Un choc plus anecdotique que symbolique. C'est en tout cas le sentiment qui prédomine dans l'interview de Samuel Ezeala accordée, ce lundi, au magazine Midi Olympique. Alors que le jeune joueur vient d'effectuer sa rentrée avec l'ASM Clermont Auvergne, ce dernier a accepté de revenir sur son choc impressionnant avec Virimi Vakatawa, reçu en janvier lors du match face au Racing 92 à la Paris-La Défense Arena, qui l'avait contraint à sortir sur protocole commotion. Des images qui ont mis le Clermontois sous le feu des projecteurs. « J'ai conscience d'avoir eu cette notoriété après cette histoire de KO, oui, assure le jeune ailier dans cet entretien. Si j'ai la chance de faire quelques matchs avec les professionnels cette saison, je sais que c'est forcément un sujet qui va revenir, parce qu'il a un peu marqué les gens et qu'on m'en parle encore. » Un match face au Racing 92 qui fera sans doute date dans la carrière du natif de Barcelone même s'il semble avoir quelques trous de mémoire assez évidents. « J'ai tout gardé de ce match contre le Racing ! Hormis le choc avec Virimi Vakatawa, je me souviens de tout, assure-t-il Des sensations avant le match, des quelques ballons que j'ai pu avoir... En revanche, l'accident et la sortie sur civière, je les ai oubliés. »

Ezeala : « Je voulais reprendre tout de suite ! »


Après ce traumatisme, le joueur de 18 ans a dû freiner ses ardeurs, l'insouciance de sa jeunesse a ainsi fait face au désormais célèbre protocole médical. « Honnêtement, après le KO, je me sentais super bien quatre ou cinq jours après. Ce que je voulais, moi, c'était reprendre tout de suite ! Je pensais qu'au bout de deux semaines au maximum, je serais sur les terrains, assure Samuel Ezeala. Mais les médecins de l'ASM m'ont fait comprendre qu'après ce qu'il m'était arrivé, il ne fallait prendre absolument aucun risque. C'est pourquoi ils m'ont prescrit un repos total de trois mois. » Une attente ressemblant à une éternité pour le Clermontois, qui a relaté les étapes de son retour sur les terrains de rugby. « J'ai d'abord eu une semaine de repos complet, où je n'allais même pas en cours, ajoute-t-il. La deuxième semaine, j'ai pu y retourner, avec la consigne de rentrer chez moi en cas de problème de vue, de concentration, etc. Ensuite, la reprise sportive a été très progressive. »

Symbole malgré lui de la nouvelle prévention


Alors que les instances françaises sont en pleine phase de communication pour appuyer la prévention des commotions cérébrales, en atteste la récente instauration du carton bleu sur les pelouses de Top 14 et de Pro D2, l'ailier de l'ASM ne veut pas être pris comme exemple. « Je ne veux pas être un symbole. En tout cas, j'espère ne pas le rester, assure le jeune joueur. C'est vrai que, si je peux m'exprimer ainsi, ma commotion était la commotion parfaite, et je comprends qu'elle ait marqué les esprits. Mais les accidents, les commotions, ce sont malheureusement des choses qui arrivent ». Néanmoins, le tout récent champion de France espoirs a tenu à rappeler que ces incidents pouvaient être évités à l'aide d'une certaine rigueur. « Durant cette intersaison, nous travaillons beaucoup pour éviter le plus possible ce genre d'accidents, assure Samuel Ezeala. Cela passe par de la technique de plaquage, du renforcement au niveau des cervicales. On fait tout ce qui est possible en matière de prévention ». Des paroles dignes d'un porte-parole de la prévention, un rôle que l'Auvergnat n'espère toutefois pas endosser durant toute sa carrière.

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