Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 08 juin 2026 à 15h55
Même les appelés en sélection, dans quelques semaines, auront bien du mal à évacuer la terrible frustration qui ronge les doubles champions d'Europe en titre.
En football, on le sait, le Paris Saint-Germain peut se permettre de gérer son absence de concurrence en Ligue 1 afin de se concentrer sur la Ligue des champions, particulièrement dans la dernière ligne droite. C'est absolument impossible en Top 14, un championnat qui se rapprocherait plus de la Premier League tant il est le meilleur du monde en rugby (mais dans des proportions encore bien supérieures au championnat anglais en football). Et l'Union Bordeaux-Bègles, après avoir été si proche d'un incroyable doublé la saison dernière (défaite en prolongation contre Toulouse en finale de Top 14), n'a cette fois pas pu tenir le rythme.
Bochaton : "Une saison blanche sur le dernier match, c'est très dur"
Après l'immense douche froide de samedi à Chaban-Delmas face à Clermont (31-34), synonyme d'absence en phase finale pour la première fois depuis 2019, Pierre Bochaton comprenait immédiatement l'ampleur du spleen qui s'annonçait : "On est des compétiteurs et on a toujours envie d'aller plus loin. On aime tous faire des phases finales. Etre en vacances, c'est nul." Mais avec tout de même un état d'esprit positif : "Désormais, puisqu'on y est, ça va tous nous faire du bien. On reviendra la saison prochaine avec l'envie d'y retourner et pas de s'arrêter comme ça. On a gagné un titre européen, c'est bien, mais le Top 14 c'est onze mois de compétition. Et quand on fait une saison blanche sur le dernier match, c'est très dur. C'est tout le travail de l'année qui est détruit. On perd trop de points à domicile qui font qu'à la fin, on doit se qualifier au dernier match. Même à l'extérieur, on a pris des tôles en début de saison. On est triste pour les mecs qui partent. L'histoire s'arrête."
Ce début de saison qui, en Champions Cup, a pompé déjà énormément d'énergie, celui d'une phase de poule parfaite afin de se placer en tête de série n°1 pour le tableau final et ainsi recevoir jusqu'à la demi-finale incluse. Ce qui, particulièrement en quarts (et comme la saison dernière), s'est avéré déterminant pour éliminer Toulouse... "Nous sommes les premiers fautifs, conclut Yoram Moefana. C'est le quatrième match qu'on perd à la maison. On a eu beaucoup de matchs où on s'effondre en seconde période. C'est de notre faute, on n'a peut-être pas bien récupéré toute la semaine pour être frais. Tout le monde est très déçu. On va digérer." Et basculer sur les Bleus, pour ceux qui peuvent.











