Pro D2 (finale) : Vannes soulagé, Saint-André est « fier » malgré la défaite

Pro D2 (finale) : Vannes soulagé, Saint-André est « fier » malgré la défaite©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 06 juin 2026 à 22h29

La finale de Pro D2 n'a pas tourné au sens unique pour le RCV, loin s'en faut, alors que le début de rencontre pouvait laisser penser le contraire.

Jean-Noël Spitzer rappelle que Vannes craignait sincèrement Provence Rugby, au sortir de cette accession conquise finalement de très haute lutte (18-14) à Toulouse samedi soir, au stade Ernest-Wallon. "C'est un accomplissement. Le championnat a été très linéaire pour eux, mais c'était les deux meilleures équipes et ils auraient pu gagner, ça se joue sur cette différence de quatre points qui n'est pas grand-chose... Il y a surtout du soulagement désormais, on a besoin de repos."

Saint-André : "Les joueurs n'ont pas le droit d'avoir des larmes, d'être déçus"

Le soulagement, c'est aussi ce qui traverse avant tout l'ouvreur symbole Maxime Lafage, ainsi qu'une "humilité immense de ce groupe" : "On ne se prend pas la tête et ça fait notre force. Ça nous permet, dans des matchs à enjeu, de rester forts. Tout le monde nous donnait favoris, il fallait assumer et de nombreux clubs ne l'ont pas fait." Le capitaine Francisco Gorrissen (troisième-ligne) est fier : "Il fallait valider. Laissez-nous profiter avant de penser au Top 14 ! On verra ce que vont faire les dirigeants, on a un très bel effectif et on est prêts pour monter, pour voir tous les défis possibles. Mais là, on va profiter !"

En face, le manager Philippe Saint-André exprime également sa fierté en dépit de cette défaite concédée sur le fil : "C'était une première finale pour 95% de l'effectif et pour le club." C'était un moment exceptionnel pour son jeune groupe, qui a réussi à être dans le bras de fer comme le souhaitait l'ancien sélectionneur du XV de France : "On était dans le match et les joueurs n'ont pas le droit d'avoir des larmes, d'être déçus. Sur l'événement, l'expérience et le vécu, je suis fier de cette évolution de l'équipe pour gérer une finale." Et surtout, il y a cette réception de Perpignan la semaine prochaine en guise de deuxième chance, à domicile cette fois : "On n'a pensé qu'à la finale, car une finale, ça se gagne. Perpignan se prépare depuis trois mois, nous on aura cinq jours. Mais on sera chez nous et j'espère qu'il y aura 9 000 supporters de Provence Rugby avec la même énergie et la même ambiance."

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