Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 03 août 2026 à 11h50
L'aventure du Nissa Rugby s'écrira-t-elle finalement au deuxième échelon national, ce qui serait une première pour le club créé en 2012 ?
Le maire de Nice, Eric Ciotti, a annoncé dimanche s'être "entretenu à plusieurs reprises ce week-end avec Louis-Vincent Gave, actionnaire majoritaire du Nissa Rugby". Il se réjouit "du caractère extrêmement positif de nos échanges qui laissent espérer une issue favorable pour notre club de rugby et pour notre ville". La priorité immédiate consiste en le versement d'une caution de 4,6 millions d'euros, mardi ou mercredi, afin d'éviter la rétrogradation administrative prononcée il y a dix jours (le 25 juillet). Il sera ensuite temps de s'attaquer aux cinq points de pénalité.
"Nous attendons une position responsable (...) Il y a un effort à faire sur certains salaires démesurés"
Vendredi, interrogé par nos confrères locaux d'Ici, l'édile de la ville se montrait beaucoup moins optimiste et haussait le ton, en évoquant sa participation publique et réclamant des efforts de tous : "Nous sommes allés jusqu'au maximum de ce que nous pouvons consentir. Nous sommes prêts à engager 3,5 millions d'euros pour le Nissa Rugby, ce qui est une somme considérable. Nous attendons désormais de l'actionnaire et du président du club une position responsable : d'abord un engagement et de bâtir ce budget responsable, car derrière il y a beaucoup d'argent public dont je suis comptable et je ne ferai pas n'importe quoi. Il y a aussi un effort à faire sur certains salaires démesurés dans le club, qui doivent être regardés afin de trouver ce budget plus raisonnable."
Une prise de position qui a visiblement porté ses fruits, en attendant bien sûr le verdict officiel de la LNR. La ville de Nice finance également à 100% une future tribune de 1 400 spectateurs, pour la saison prochaine, à hauteur de dix millions d'euros. Alors, le Nissa Rugby pourra-t-il effectivement bénéficier de sa promotion en Pro D2 ? Mont-de-Marsan continue d'attendre, espérant profiter du déclassement de son adversaire pour récupérer la place après sa relégation sportive en Nationale, à l'issue du barrage remporté justement fin mai par Nice dans son stade Marcel-Volot (31-26). A l'inverse, les Azuréens continuent d'attiser le feu en souvenir de l'historique Racing Rugby Club de Nice, qui avait vu la cinquième ville de France figurer parmi l'élite des années 1970 à 1990.














