Béziers récupère son logo

Béziers récupère son logo ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 18 juin 2025 à 19h55

Cette sacrée intrigue locale durait depuis environ un an et demi.

L'histoire du logo du club de Béziers se conclut bien pour l'ASBH, au terme d'un scénario assez ubuesque. Il y a un peu plus d'un an, en mars 2024, une ex-employée de mairie avait récupéré la propriété intellectuelle dudit logo, profitant de la négligence du club qui n'avait pas effectué la démarche. Ce qui avait eu pour effet de faire tomber le symbole dans le domaine public, mais comme le révèlent nos confrères d'Ici, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé la fraude établie en premier lieu par le tribunal de Marseille. La dénommée Constance Calandri doit payer 57 000 euros.

Calandri : "J'en suis la gardienne et c'est très bien comme ça"

Ce feuilleton a aussi reposé sur des relents de conflit familial, l'ex-beau-père de l'intéressée étant inscrit au sein d'une association de supporters de l'ASBH. Dont elle a reçu des menaces de mort de la part d'un membre, selon ses dires pour nos confrères d'Actu.fr il y a quelques mois : "Le ministère public a jugé utile de ne pas poursuivre l'auteur présumé des menaces de mort, mais a préféré me poursuivre pour des prétendus faits de dénonciation calomnieuse." Elle n'hésitait pas à faire le parallèle avec les joueurs locaux Hans Nkinsi ou Taleta Tupuola, condamné avec sursis "pour avoir infligé une fracture de treize centimètres au crâne de la mère de son enfant, moi j'ai été condamnée à une peine de prison ferme pour avoir déposé une plainte contre des menaces de mort". Laquelle n'a pas été suivie d'effet, en l'absence de convocation par la justice.

Selon elle, c'est son affiliation au RN (Rassemblement national), pour laquelle elle avait été candidate aux élections législatives en 2012, qui en a fait une cible. En 2024, pour France Bleu, elle assurait que si elle s'intéressait au logo de l'ASBH, c'est bien parce qu'elle trouvait "dangereux" qu'il ne soit pas protégé par l'INPI (Institut national de la propriété industrielle) : "C'était à la portée de tout le monde et je n'ai pas d'intentions malveillantes. Je veux que les joueurs continuent de porter fièrement leur maillot, je demande à la direction de continuer en ce sens. Le logo n'est pas à vendre, j'en suis la gardienne et c'est très bien comme ça, au moins pendant dix ans." Finalement non, alors qu'elle précisait également qu'elle n'empêcherait pas le club d'utiliser son sigle et qu'elle avait "conscience de cette grande responsabilité, c'est quelque chose de précieux, un peu comme un enfant".

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