Australie : Israel Folau dérape encore et promet l'enfer aux " homosexuels "

Australie : Israel Folau dérape encore et promet l'enfer aux " homosexuels "©Media365
A lire aussi

Gabriel Vanhoutte, publié le mercredi 10 avril 2019 à 17h02

Connu pour ses dérapages dans ses prises de positions, l'arrière international australien Israel Folau a jugé ce mercredi que les homosexuels termineraient en « enfer ». Une nouvelle sortie homophobe vivement contestée, après un premier épisode malencontreux au printemps dernier.

Polémique dans le rugby australien. L'arrière international Israel Folau a dérapé ce mercredi sur ses réseaux sociaux, en tenant des propos homophobes alors qu'il appelait ses « followers » à la conversion. Tout a commencé par un tweet reprenant une information concernant le choix de la Tasmanie de rendre facultative la mention du genre dans ses certificats de naissance. Une décision qui a fortement déplu au joueur, pour qui « le diable a aveuglé de si nombreuses personnes. »

Mais le Wallaby aux 73 sélections a décidé de ne pas s'en tenir là. Quelques heures plus tard en effet, il a récidivé sur son compte Instagram, par le biais d'une photographie indiquant que les « alcooliques, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées et idolâtres » termineraient leur course « en enfer », précisant toutefois que « seul Jésus sauve ».


Pas une première pour Folau

Israel Folau, très religieux, n'en est pas à son coup d'essai. En 2018, il avait déjà défrayé la chronique en prédisant « l'enfer » aux homosexuels, « à moins qu'ils ne se repentent et se tournent vers Dieu. » Des propos qui étaient très mal passés du côté de la Fédération australienne de rugby, qui avait alors convoqué le joueur, sous la pression de plusieurs sponsors menaçant de se retirer. Mais l'ARU (Fédération australienne) avait fait preuve de clémence et avait laissé une seconde chance à son international. Ce mercredi, dans un communiqué, la Fédération a jugé les propos de son joueur « inacceptables », et indiqué que la commission d'éthique référente avait été saisie.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.