Leinster : Slimani et la malédiction des finales

Leinster : Slimani et la malédiction des finales©Icon Sport, Media365
A lire aussi

Thibaut Simon, Media365 : publié le jeudi 21 mai 2026 à 14h53

Ce samedi (15h45), Bordeaux-Bègles affronte le Leinster en finale de la Champions Cup. Pour Rabah Slimani, pilier de la province irlandaise, le club a encore en tête les récentes finales perdues face aux clubs français.

Bilbao sera le théâtre de la finale de Champions Cup entre le Leinster et l'UBB. Les deux équipes se verraient bien faire le doublé, tandis que les Bordelais voudront défendre leur titre après leur succès en 2025 contre Northampton. Pour Rabah Slimani (36 ans), qui évolue depuis deux ans au sein de la province irlandaise, il faudra conjurer le sort après plusieurs échecs en finale ces dernières années. Le club court après un titre européen depuis 2018 et un succès face au Racing 92. Pourtant, les équipes françaises ont rarement souri au Leinster. « Les dernières finales qu'ils ont jouées, ils les ont perdues contre des clubs français, donc forcément, ça reste dans un coin de leur tête », confiait le futur toulonnais, qui s'est engagé avec le RCT pour un an dès la saison prochaine.

« La Champions Cup, c'est quelque chose d'ancré au club »

Avant d'affronter l'UBB en finale, le pilier international français s'est confié sur cette préparation. Vainqueur du Top 14 en 2015 et de la Challenge Cup en 2017, Slimani sait l'importance d'une compétition européenne et ce que la Champions Cup représente pour le club. « Je sens qu'ici, la Champions Cup, c'est quelque chose d'ancré au club. Quelque chose qui est là depuis des années. Quand on rentre en mode Coupe d'Europe, il y a quelque chose qui change : l'atmosphère change, même au stade. » Il faudra pour cela s'imposer contre une équipe française. Si le Leinster a dominé Toulon en demi-finale, les dernières finales sont encore dans les têtes. En 2022, 2023 et 2024, le Leinster s'est incliné trois fois de suite en finale contre des équipes françaises (La Rochelle deux fois et Toulouse). « Ils y pensent parce que c'est quelque chose qui marque. Je pense à l'ASM qui a perdu plusieurs finales aussi (notamment en Champions Cup en 2013, 2015 et 2017) et ça les a marqués jusqu'en 2010 puis 2017 (deux titres en Top 14). »

Pour surmonter cette pression et inverser la tendance, le club a fait appel à Jacques Nienaber, entraîneur arrivé en 2023. « Il parle beaucoup de l'aspect mental pour appréhender les matchs. Avant que je n'arrive l'année dernière, ça faisait quatre ans que le Leinster n'avait rien gagné », explique Slimani. Avant de revenir en France, l'ancien joueur du Stade Français et de Clermont se verrait bien inscrire son nom au palmarès de la compétition.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.