Champions Cup : Le réalisme du Leinster

Champions Cup : Le réalisme du Leinster©Media365
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Lucas Bertolotto, publié le dimanche 13 mai 2018 à 11h23

En s'imposant 15-12 en finale de Champions Cup ce samedi, le Leinster a fait parler son expérience européenne pour remporter un quatrième sacre en Coupe d'Europe. Un trophée qui n'a pas été simple à atteindre face à de bons racingmen, reffroidis en fin de rencontre.

Le Leinster n'avait jamais perdu de finale de Coupe d'Europe après avoir atteint ce stade de la compétition à trois reprises. Ce samedi, les partenaires de Jonathan Sexton ont de nouveau remporté cette épreuve (15-12) pour atteindre le record du Stade Toulousain avec quatre succès européens. Le malheureux de cette édition 2018 ? C'est le Racing 92 qui, pour sa deuxième finale après celle de 2016, pensait remporter la Champions Cup. Le club des Hauts-de-Seine a réalisé une performance quasi-parfaite pour grimper sur le toit de l'Europe pour la première fois de son histoire. Mais cela n'a pas suffi face à des irlandais habitués des phases finales qui ont donné une véritable leçon de réalisme aux Ciel et Blanc.

4 sur 5 face aux poteaux pour Iribaren

Les hommes de Laurent Travers ont d'abord manqué de chance ce samedi avec la perte des deux demis d'ouverture Dan Carter, à l'échauffement, et Pat Lambie, à la quatrième minute de jeu. Mais ces changements de dernière minute n'ont pas perturbé les plans des Franciliens qui affiché une solide défense tout au long de la partie. Aucune prise de risque, une occupation maximum du terrain adverse et beaucoup de cœur et de courage pour construire un mur défensif, la tactique semblait parfaite. Encore plus avec la réussite de Teddy Iribaren qui a été impérial face aux poteaux en première période avant de ne connaître qu'un seul échec dans le deuxième acte. Tout semblait sourire au Racing 92 qui a pris des points dès que possible et qui a profité de quelques erreurs de son adversaire.

Nacewa a suppléé Sexton avec brio

Oui, les Irlandais ont fait des mauvais choix. On pense notamment à la pénalité rapidement jouée en première mi-temps alors qu'elle se trouvait dans les 22 mètres adverses (32eme). Le manque de réussite de Jonathan Sexton a aussi été un signe pour le Racing 92 avec notamment, une pénalité complètement dévissée (49eme), ce qui n'est pas dans les habitudes de l'ouvreur international. L'équilibre du deuxième acte a même été un fait encourageant pour les Ciel et Blanc qui n'ont jamais couru après le score. Mais le Leinster est un grand d'Europe et il l'a prouvé. Se sentant en difficulté, Sexton a préféré laissé son rôle de buteur à Isa Nacewa, qui ne réalisait pas une grande partie jusque là. C'est le capitaine irlandais qui a inscrit les deux dernières pénalités de son équipe, offrant un quatrième sacre européen au Leinster après 79 minutes passées à courir derrière le score. Réaliste de la part des Irlandais, cruel pour le Racing 92.

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