Champions Cup/Challenge Cup : Finir la saison en octobre est l'objectif de l'EPCR

Champions Cup/Challenge Cup : Finir la saison en octobre est l'objectif de l'EPCR©Media365

Mathieu WARNIER, publié le mardi 12 mai 2020 à 16h10

Alors que World Rugby pourrait provoquer un conflit de dates, le directeur général de l'EPCR Vincent Gaillard a confirmé à l'AFP la volonté de l'institution de conclure les compétitions à l'automne.

La crise liée au Covid-19 a chamboulé les calendriers sportifs. En rugby, alors que les tournées estivales n'auront visiblement pas lieu, les championnats domestiques sont à l'arrêt, quand la saison n'a pas été purement et simplement arrêtée. Les compétitions européennes que sont la Champions Cup et la Challenge Cup sont, pour leur part, en sommeil après la décision de l'EPCR de reporter les quarts de finale, les demi-finales ainsi que les finales prévues à l'Orange Vélodrome les 22 et 23 mai prochains. Toutefois, dans un entretien accordé à l'AFP, le directeur général de l'EPCR, organisme en charge de l'organisation, Vincent Gaillard assure que tout n'est que partie remise. « L'intention de reprogrammer les trois week-ends de phase finale reste absolument intacte, assure le dirigeant. Nous travaillons à des scénarios qui consisteraient à les reprogrammer entre la mi-septembre et la mi-octobre, avec les deux finales de Champions Cup et de Challenge les 16 et 17 octobre à Marseille. »

Le huis clos pas écarté, les discussions avec World Rugby difficiles

Toutefois, avec la crise sanitaire qui se poursuit, l'EPCR n'écarte pas la possibilité d'organiser la fin de ses compétitions en l'absence de supporters dans les tribunes. « La position préférentielle est de terminer la saison, y compris à huis clos, plutôt que de ne pas la terminer, assure Vincent Gaillard. On va tout faire pour l'éviter. » Une fin de saison européenne repoussée au mois d'octobre pourrait entrer en conflit avec les projets de World Rugby d'étendre la période internationale pour récupérer les matchs qui ne pourront pas être joués en juin et juillet prochain. Or, Vincent Gaillard reconnaît que les discussions avec la fédération internationale ne sont pas aisées. « Nous sommes en discussions rapprochées avec World Rugby, même si on aimerait beaucoup plus de dialogue, que les clubs et les ligues soient beaucoup plus présents à la table, reproche le directeur général de l'EPCR. Ce n'est pas assez le cas aujourd'hui. Nous sommes en discussions pour essayer de trouver la solution à ces conflits potentiels de dates. » Des discussions qui, si elles sont fructueuses, pourraient faire changer la position de l'EPCR qui est de conserver la fenêtre réservée aux Coupes d'Europe durant le mois d'octobre.

Le format de la saison 2020-2021 encore en discussion

Mais une des questions à laquelle l'EPCR va devoir répondre est celle du format des compétitions pour la saison 2020-2021. Car reporter à octobre les finales 2019-2020 va nécessiter de reporter le début de la nouvelle saison au mois de janvier 2021. « Il y a des discussions pour un reformatage en cours qui se justifient dans le contexte d'une saison prochaine qui pourrait être réduite dans la durée, concède Vincent Gaillard. Il faudra donc retrouver un format qui s'adapte, par exemple, sur huit week-ends au lieu de neuf. » Des décisions qui ne pourront pas être prise tant que la saison de Premiership et de Pro 14 ne sont pas conclues... mais également tant que la LNR n'a pas statué sur les qualifications européennes à la suite de l'arrêt prématuré du Top 14. « Aujourd'hui, on connaît la situation de la LNR mais pas celle de la Premiership et du Pro 14. Nous comprenons la position des clubs français, qui ont de la difficulté à qualifier six clubs de manière consensuelle, ajoute le directeur général de l'EPCR. Il est très possible que les deux autres ligues arrivent à cette même conclusion. Nous nous adapterons et nous avons un format à vingt-quatre équipes, qui est très attractif, si besoin. A priori, une solution devrait être trouvée courant juin. » Quant aux menaces de boycott venant des clubs français, Vincent Gaillard la balaie d'un revers de la main assurant qu'elles « ont été manifestement montées en épingle » et qu'une telle décision « serait parfaitement contreproductive ».

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