Bordeaux-Bègles : McNamara, un Irlandais du Leinster passé chez l'ennemi

Bordeaux-Bègles : McNamara, un Irlandais du Leinster passé chez l'ennemi©Icon Sport, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 20 mai 2026 à 19h43

La finale de Champions Cup, samedi, s'annonce particulière pour Noel McNamara, qui a laissé une grande trace au Leinster.

Il y a bien Joey Carbery au sein de l'effectif, mais la doublure de Jalibert à l'ouverture a mis un terme à sa saison dès le mois de février, en raison d'une rupture des ligaments croisés du genou. Et puis, si le n°10 a certes démarré sa carrière professionnelle au Leinster, c'était de 2016 à 2018. Le passage de Noel McNamara, entraîneur de l'attaque à l'UBB, semble avoir bien plus marqué la province irlandaise. De 2011 à 2021, ce technicien atypique - puisqu'il n'a pas été joueur auparavant - a été un formateur crucial au sein de l'équipe de Dublin, cette armada qui reprend quasiment la totalité du XV du Trèfle.

Ringrose : "Un entraîneur exceptionnel et un mec bien"

Le centre Garry Ringrose, sans même avoir été à son contact, remarque "un impact incontestable et considérable sur nos joueurs qui ont évolué sous ses ordres" : "Il n'est pas surprenant qu'il connaisse le succès à Bordeaux et qu'il tire le meilleur de toute l'équipe, mais surtout des arrières. C'est un entraîneur exceptionnel, et en plus de ça, les joueurs jouent aussi pour lui parce que c'est un mec bien. J'ai eu l'occasion de le côtoyer de près, et grâce à ma proximité avec ces coéquipiers dont je parlais, j'ai compris ce qui le motivait et la valeur qu'il leur apportait." Récemment prolongé jusqu'en 2029 à Bordeaux-Bègles comme une bonne partie du staff, Noel McNamara sait mieux que personne à quel point la Champions Cup est une obsession au Leinster, pour reprendre ses propres termes.

"Leur dernière victoire, en 2018 et déjà à Bilbao, j'étais là, rappelait-il tout récemment à nos confrères aquitains de TV7. Il y avait beaucoup de jeunes joueurs dans l'équipe, comme Jordan Larmour, James Ryan ou Andrew Porter, qui avaient 21 ou 22 ans. Ils pensaient qu'ils allaient en gagner cinq ensemble. Mais la Champions Cup, c'est vraiment une compétition compliquée. Depuis, ils sont presque tout le temps en demi-finales et ont disputé cinq finales, ça montre un peu le défi pour nous. On pense qu'on aura l'opportunité à chaque fois, mais ce n'est jamais aussi facile que ça. Je vais montrer aux joueurs les images du Leinster de la finale 2018, et je vais leur raconter l'histoire." Particulièrement celle de Dan Leavy, troisième-ligne si prometteur de 24 ans, qui a ensuite arrêté sa carrière sur blessure. "Alors, des opportunités comme ça, il faut les prendre."

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