Sa dernière Coupe du Monde, la finale du Top 14 perdue, son profil... Wesley Fofana se livre

Sa dernière Coupe du Monde, la finale du Top 14 perdue, son profil... Wesley Fofana se livre©Media365

Thibault Laurens, publié le lundi 22 juillet 2019 à 16h40

Actuellement en pleine préparation de la Coupe du Monde au Japon avec le XV de France, Wesley Fofana (31 ans) s'est longuement confié au Midi Olympique. Le trois-quarts centre de Clermont a livré son ressenti sur le futur Mondial, qui sera sa dernière compétition internationale, le Top 14 et la finale perdue contre Toulouse ainsi que sur le changement de son style de jeu.

Assurément, Wesley Fofana aura été l'un des grands messieurs de l'équipe de France durant ses sept années de service (2012-19). Néanmoins, on aurait souhaité que le trois-quarts centre éblouisse de sa classe encore plus de rencontres avec le XV de France, comme cela fut le cas face à l'Angleterre en 2013. Un XV de France qu'il a retrouvé il y a deux semaines, afin de se préparer à la Coupe du Monde au Japon (20 septembre - 2 novembre). Une compétition qui marquera d'ailleurs l'arrêt de sa carrière internationale. « Cela a été un honneur et un privilège de porter ce maillot bleu, mais il semblait qu'il s'agissait du moment parfait, d'autant qu'une nouvelle génération ultra talentueuse arrive, que j'ai envie d'accompagner un petit peu (...) J'estime que j'aurai fait mon temps en équipe de France », déclare-t-il dans le Midi Olympique ce lundi. Des propos « mal interprétés », dixit Fofana, par certains sur les réseaux sociaux et qui avaient fait énormément réagir. « À cause de ces critiques, cela fait d'ailleurs un bout de temps que je n'ai pas ouvert une appli spécialisée dans le rugby », ajoute le natif de Paris.

« En finale, on est complètement passé à côté »



Mais avant de se lancer dans la longue et éreintante préparation avec les Bleus, Fofana a dû chasser les vieux démons et ne pas ressasser la finale du Top 14 perdue contre Toulouse. Une digestion compliquée, au vu de la performance en deçà réalisée par les joueurs de Franck Azéma. « Ça a été dur car on est passé complètement à côté de l'événement. Toute la saison, nous sommes parvenus à marquer des essais, à mettre du rythme, du danger, à bien nous trouver. Et sur cette finale, nous n'y sommes pas parvenus (...) Après il n'y a rien à dire : les Toulousains ont marqué deux fois ce jour-là. Nous, zéro. À ce jeu, pour gagner, il faut quand même marquer. Il faut un gagnant et un perdant. C'est ça, une finale... » Un dénouement malheureux pour Fofana, qui avait assisté à la finale victorieuse des siens en 2017 contre Toulon loin du pré.

« À Clermont, mon objectif, c'est que les mecs autour de moi s'éclatent »

Tout au long de sa carrière, Wesley Fofana aura cristallisé quelques critiques quant à son profil. Mais de franchiseur et soliste, le trois-quarts centre s'est mué en un véritable chef d'orchestre, capable de distiller les bons ballons à tout-va. Une transformation que le joueur savoure : « Cela faisait longtemps que j'avais envie de ça, de ne plus être considéré comme un coureur ou un franchiseur toute ma carrière. J'en avais très vite parlé à Franck Azéma et avant ma blessure au tendon d'Achille, je commençais déjà à trouver de l'efficacité dans ce registre (...) J'ai continué à travailler et aujourd'hui, je m'épanouis. À Clermont, mon objectif, c'est que les mecs autour de moi s'éclatent, qu'il s'agisse de Damian Penaud, George Moala, ou Rémi Lamerat. S'ils percent, j'y prends plus de plaisir que si je franchissais moi-même. En équipe de France, c'est la même chose. » Chez les Bleus, Fofana pourrait être aligné aux côtés de Sofiane Guitoune. Une association qui pourrait faire des étincelles. Mais pour cela, le Clermontois devra être en pleine possession de ses moyens.

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