Les tops et flops du Mondial

Les tops et flops du Mondial©Media365

Lucas Bertolotto, publié le lundi 04 novembre 2019 à 16h42

L'Afrique du Sud a remporté ce samedi la troisième Coupe du Monde de son histoire en s'offrant l'Angleterre en finale (32-12). Un succès aussi beau qu'inattendu pour mettre fin à un Mondial rempli de surprises, aussi bien bonnes que mauvaises. Voici les tops et les flops de la compétition après six semaines pleines d'intensité.

L'Afrique du Sud, Eddie Jones, le Japon, Ntamack et Garcès dans les tops

Les Springboks champions du monde

Qui s'attendait à un sacre mondial après la défaite face à la Nouvelle-Zélande pour son entrée en lice ? L'Afrique du Sud a finalement trompé tout le monde en s'offrant l'Angleterre (32-12) en finale samedi pour remporter la troisième Coupe du Monde de son histoire. Emmenée par un pack surpuissant, des ailiers dans tous les bons coups, un buteur très précis et surtout le premier capitaine de couleur de son histoire, la nation arc-en-ciel est allée chercher ce titre pour grimper sur le toit du monde pour les quatre prochaines années.


Eddie Jones mène l'Angleterre jusqu'en finale

Il a repris une sélection dans la tourmente après l'élimination précoce en 2015. Eddie Jones est arrivé à la tête du XV de la Rose avec des ambitions et une fraîcheur bénéfique pour le rugby anglais. Vainqueur du Tournoi des VI Nations à deux reprises pour ses premières années, l'Australien a réussi l'exploit de faire tomber la Nouvelle-Zélande en demi-finale après un match maîtrisé du début à la fin. Cette défaite en finale n'efface pas tout son travail pour permettre à l'Angleterre de retrouver les sommets.

Entre son accueil et son niveau de jeu, le Japon a illuminé ce Mondial

C'était la première Coupe du Monde organisée en Asie. Pour ce Mondial dans leur pays, les Nippons n'ont pas déçu. Emmenés par une équipe nationale époustouflante, qualifiée en quart de finale pour la première fois de son histoire, les Japonais ont été l'une des plus grandes sensations de cette compétition aussi bien sur le terrain qu'en dehors. Le pays a véritablement vécu au rythme du rugby pendant six semaines, répondant plus que parfaitement au défi qui leur avait été proposé.

Romain Ntamack élu révélation de l'année

Il symbolise la nouvelle génération du XV de France. A seulement 20 ans, Romain Ntamack a disputé sa première Coupe du Monde sous le maillot tricolore après une saison pleine avec son club. Promu titulaire à la place de Camille Lopez, le Toulousain a répondu aux attentes placées en lui en allant jusqu'en quart de finale pour s'incliner d'un point seulement contre le pays de Galles. World Rugby a d'ailleurs récompensé son parcours personnel en l'élisant révélation de l'année 2019.


Jérôme Garcès parmi les meilleurs arbitres du monde

Il a terminé sa carrière en beauté. Sélectionné avec onze autres arbitres, dont trois Français, Jérôme Garcès était au sifflet de sa dernière compétition au Japon. Après une saison marquée par des finales de Top 14 et de Champions Cup à son actif, l'homme en noir est monté en régime tout au long de la compétition. Garcès a été choisi pour diriger un quart de finale (Angleterre-Australie), une demie (Pays de Galles-Afrique du Sud) et enfin la finale, devenant le premier arbitre tricolore à officier à ce niveau de la compétition.

L'Écosse, les Fidji, l'annulation des matchs, Sanchez et les All Blacks dans les flops

L'Écosse ne sort pas des poules

Quart de finaliste de la dernière Coupe du Monde, l'Écosse était attendue dans la poule de l'Irlande, le Japon, la Russie et les Samoa. Avec une seule élimination en phase de poules, le XV du Chardon faisait office de favori pour la qualification aux côtés de son homologue du Trèfle. Pourtant, les partenaires de Greig Laidlaw n'ont pas tenu leur rang et ont terminé en troisième position du groupe A. Le dernier match face au Japon a été fatal aux Écossais (21-28), pris par l'envie nippone comme bien d'autres nations.


Les Fidjiens et leur irrégularité

Ils faisaient figure d'outsiders. De plus en plus en vue, les Fidjiens pensaient s'offrir un rôle dans cette Coupe du Monde malgré leur groupe difficile. Finalement, les joueurs du Pacifique ont de nouveau montré leurs failles lorsqu'il s'agit de la régularité. Inspirés face à l'Australie, ils se sont tout de même inclinés avant de perdre face à l'Uruguay pour ce qui est l'une des belles surprises de ce Mondial. Les Fidji n'ont gagné qu'une seule rencontre contre la Géorgie et ont décroché de peu leur qualification pour la prochaine édition.

Trois matchs annulés et des polémiques

Les Italiens ne sont pas près d'oublier. Toujours en course pour la qualification en quarts de finale, la Squadra Azzurra devait disputer son billet lors d'un match contre la Nouvelle-Zélande. Finalement, cette rencontre à enjeu a été annulée à cause du passage du typhon Hagibis, tout comme les matchs entre le Canada et la Namibie et la France et l'Angleterre. Une annulation qui a créé de nombreuses polémiques de la part des Transalpins mais aussi des Écossais qui voyaient leur match face au Japon menacé. La partie a finalement eu lieu, pour le résultat que l'on connait.


Nicolas Sanchez décevant avec l'Argentine

Ils étaient annoncés comme favoris pour atteindre les quarts de finale. Les Argentins ont finalement perdu leur premier match contre le XV de France, entraînant leur élimination dès la phase de poules de ce Mondial. Le maître à jouer des Pumas Nicolas Sanchez a été l'un des joueurs les moins performants de son équipe, si bien qu'il a été remplacé dans le XV de départ par Benjamin Urdapilleta pour disputer le match de l'espoir face à l'Angleterre.

La Nouvelle-Zélande croquée en demi-finale

Ça fait deux sans trois. Doubles champions du monde en titre, les Néo-Zélandais sont arrivés au Japon comme favoris pour décrocher un troisième sacre mondial. Les All Blacks ont même écrasé la concurrence pour arriver jusqu'en demi-finale. Cependant, les hommes de Steve Hansen ont largement été dominés par des Anglais impressionnants et ne se sont quasiment jamais montrés dangereux. Une seule équipe était présente sur le terrain lors de cette rencontre et elle ne portait pas de maillots noirs.

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