Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 08 juillet 2025 à 19h43
Depuis, France - Afrique du Sud 2023 est passé par là. Mais impossible d'oublier la finale de l'Eden Park pour autant.
Quatorze ans plus tard, les supporters français ont toujours les boyaux qui se tordent à l'idée de cette finale de la Coupe du monde 2011 en Nouvelle-Zélande, perdue 8-7 face au pays hôte. Le capitaine des Blacks de l'époque, le légendaire Richie McCaw, "comprend que les Français aient pu être en colère à cause de l'arbitrage" : "Mais je vous rappelle qu'on avait ressenti la même chose en 2007, après le quart de finale perdu face aux Bleus à Cardiff. C'est ce qui est cool dans le rugby. Le facteur humain reste important. Ce n'est pas un sport de robots et c'est pour ça qu'on l'aime."
"Des clubs du sud de la France ont insisté, mais je n'ai jamais entrouvert la porte"
On serait bien tentés de répondre qu'un quart et une finale, ce n'est pas tout à fait pareil... Mais on ne le dira pas trop fort non plus, histoire de ne pas énerver cette force de la nature qui a "disputé la finale de 2011 avec une fracture du cinquième métatarse", comme il le confie encore à nos confrères de Midi Olympique qui sont allés le rencontrer en Nouvelle-Zélande : "L'extérieur de mon pied était brisé, littéralement."
Richie McCaw, premier capitaine de l'histoire à avoir soulevé la Coupe du monde deux fois de suite, en 2011 puis en 2015 (le Sud-Africain Siya Kolisi l'a rejoint en 2023), n'a jamais quitté sa Nouvelle-Zélande natale dont il a porté 148 fois le maillot national - un record jusqu'en 2023 et Sam Whitelock qui l'a porté à 153 capes : "Je ne me suis jamais intéressé au Top 14 et à l'exil, pas jusqu'au point d'étudier le montant des propositions : ça m'aurait peut-être fait perdre les pédales... Des clubs du sud de la France ont insisté, pourtant. Mais je n'ai jamais entrouvert la porte. Je ne me voyais pas partir à 18 000 kilomètres pour faire exactement la même chose que chez moi."













