Coupe du monde (F) : Ces joueuses obligées de faire des cagnottes

Coupe du monde (F) : Ces joueuses obligées de faire des cagnottes ©Icon Sport, Media365
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Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mardi 19 août 2025 à 18h44

Les joueuses qui participent à la Coupe du monde féminine de rugby qui débute ce vendredi ne sont pas toutes logées à la même enseigne sur le plan financier.

La dixième Coupe du Monde féminine de rugby de l'histoire (22 août-27 septembre) débute ce vendredi au Royaume-Uni, avec pour la première fois 16 nations engagées dans la compétition, contre 12 auparavant. Cette ouverture s'accompagne cependant de question d'équité entre les pays présents outre-Manche cette année. Toutes les joueuses participant à cette Coupe du monde sont loin d'avoir le même confort au niveau financier, selon une enquête publiée par le journal anglais The Guardian à trois du match d'ouverture entre l'Angleterre et les États-Unis. Dans l'équipe des Samoa, la moitié de l'effectif (16 joueuses sur 32) a même eu recours à des cagnottes pour couvrir leurs dépenses quotidiennes (hypothèque, garde d'enfants...) pendant la compétition, faute de contrat professionnel. World Rugby couvre les frais logistiques (voyages et hébergement), mais est loin de couvrir l'ensemble des besoins des équipes.

Les Anglaises et les Néo-Zélandaises soutenues

À l'inverse des Samoanes, les joueuses des équipes britanniques (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande) disposent de contrats alléchants allant de 17 000 à plus de 50 000 euros dans certains cas. Favorites à la victoire finale à domicile, les Red Roses anglaises perçoivent même 1500£ (environ 1700€, ndlr) par match disputé. Du côté de la Nouvelle-Zélande, les Black Ferns évoluent dans un cadre professionnel complet : salaires à temps plein (entre 25 000 et 35 000 euros annuels), indemnités hebdomadaires (environ 1000 euros par semaine lors des tournois) et couvertures d'assurance incluses. Dans d'autres pays comme l'Australie, le Canada ou les États-Unis, les contrats existent mais restent très hétérogènes, selon The Guardian.

Quant au Japon et aux Samoa, seules des indemnités journalières sont offertes, sans aucune garantie contractuelle. Enfin, les situations de la France, de l'Espagne et des Fidji restent floues, malgré des pistes évoquant des bourses pour les joueuses espagnoles. Les Françaises sont pour la plupart sous contrat avec la Fédération française de rugby, mais sont souvent obligées de travailler ou d'étudier en parallèle. Un contraste saisissant entre les nations engagées dans cette Coupe du monde qui devra être pris en compte au moment d'analyser les résultats durant ce tournoi.

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