Belleau revient sur son statut de réserviste

Belleau revient sur son statut de réserviste©Media365

Thibault Laurens, publié le lundi 22 juillet 2019 à 11h19

Titulaire à cinq reprises avec les Bleus en 2018, Anthony Belleau (23 ans) fait partie des six « réservistes » appelés par Jacques Brunel en vue de la Coupe du Monde au Japon (20 septembre - 2 novembre). Un statut particulier qui laisse un goût amer au demi d'ouverture du RCT.

« À l'annonce, c'était un sentiment mitigé. » Voilà comment, en quelques mots, Anthony Belleau a décrit son ressenti au moment de l'annonce de la liste pour la Coupe du Monde au Japon, le 18 juin dernier. Après une saison délicate avec le RCT aussi bien collectivement qu'individuellement, le demi d'ouverture ou trois-quarts centre s'est fait souffler sa place de « titulaire » dans le groupe France, pour finalement y figurer en tant que « réserviste ». « D'un côté, on n'est pas dans la liste des 31, et de l'autre, on pense à ceux qui ne sont même pas dans les 37. Bon, on fait partie du wagon... Il n'y a rien de fait, il y aura encore une ultime liste. Rien n'est fini, on a encore la chance d'être là donc il faut se donner à fond », a commenté le natif de Monflanquin en conférence de presse. Se donner à fond, d'autant que Jacques Brunel martèle à tout va que tout n'est pas encore figé quant aux joueurs qui s'envoleront pour le Japon.

« Il va y avoir trois matchs tests, il faut s'attendre à tout »

En effet, contrairement à l'équipe de France de football, Brunel compte sur les « réservistes » pour la préparation mais également lors des trois tests matchs (deux contre l'Ecosse, un contre l'Italie) qui précéderont l'entrée en lice face à l'Argentine. « On ne sait pas ce qu'il peut arriver... Deux mois de préparation, c'est long. Il va y avoir trois matches tests, il faut s'attendre à tout », a positivé Belleau. Des matchs qui feront office de dernière répétition générale pour les Bleus et, de ce fait, de dernière chance pour se montrer aux yeux du staff tricolore : « J'espère avoir l'occasion de jouer. De mettre à profit tout ce qu'on a fait. Après, d'un point de vue plus collectif, j'ai hâte de voir ce que cela va donner, justement avec les points d'amélioration qu'on a apportés. Globalement, je me dis que je n'ai rien à perdre et tout à gagner », a conclu le joueur du RCT. Reste à savoir désormais si Jacques Brunel lui en laissera l'opportunité.

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