Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 08 avril 2026 à 14h55
Le Club de Regatas Bella Vista, dans la province de Buenos Aires, tente de faire face à une polémique née après une soirée organisée dans ses installations à la fin du mois de mars.
Des vidéos à caractère sexuel, des messages évoquant de possibles abus et une enquête désormais ouverte : le Club de Regatas Bella Vista traverse une zone de fortes turbulences en Argentine. Depuis plusieurs jours, le club situé en périphérie de Buenos Aires est au centre d'une affaire mêlant vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, conversations compromettantes et allégations d'abus sexuels. Malheureusement, ce n'est pas une première dans le rugby moderne, où les dérives sont parfois nombreuses chez les joueurs, dirigeants ou même supporters.
Vidéos compromettantes
Les faits remonteraient à la nuit du 28 au 29 mars, après la victoire de l'équipe de rugby de Regatas face à Los Tilos (28-20), lors de la troisième journée du championnat de la province de Buenos Aires. Après la traditionnelle « troisième mi-temps » à l'issue de la rencontre, une soirée ouverte au public est organisée dans les installations du club avec l'objectif de récolter des fonds pour financer une future tournée de l'équipe en Afrique du Sud en 2027. Une soirée à laquelle participe plusieurs joueuses de l'équipe de hockey sur gazon du Club de Regatas Bella Vista.
Au lendemain de la soirée, plusieurs vidéos compromettantes ont commencé à circuler sur les réseaux, certains échanges évoquant notamment l'hypothèse de boissons altérées volontairement par les joueurs de rugby, laissant planer d'éventuels actes non consentis. Mais selon le quotidien argentin Olé, les images consultées ne permettraient toutefois pas, à ce stade, d'établir l'existence d'abus manifestes et les relations semblent, selon cette première lecture, consenties.
Enquête en cours
Le Club de Regatas Bella Vista estime même qu'une partie du contenu diffusé pourrait avoir été manipulée, voire générée par intelligence artificielle. Face à la montée de la polémique, le club a diffusé un communiqué interne dans lequel sa direction condamne à la fois les « comportements inappropriés » survenus dans ses installations et leur diffusion.
Sur le plan judiciaire, l'enquête se concentrerait avant tout sur la circulation et la publication des vidéos sur Internet. Selon les premières informations disponibles, aucun élément ne permettrait, pour l'heure, de confirmer l'existence d'abus sexuels ou l'usage avéré de substances interdites. La personne ayant mis en ligne les vidéos aurait, en revanche, déjà été identifiée.














