Rugby : Bernard Laporte au cœur d'un scandale

Rugby : Bernard Laporte au cœur d'un scandale©Panoramic

6Medias, publié le dimanche 27 août 2017 à 10h28

Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, est dans la tourmente. L'ancien secrétaire d'État aux Sports avait déjà été pointé du doigt mi-août par le JDD, pour ses relations d'affaires troublantes nouées avec Mohed Altrad, président du club de Montpellier.

L'Équipe a révélé samedi 26 août de nouveaux éléments à charge, confirmés et approfondis par le JDD ce dimanche.

Petit retour en arrière. Mi-août, le JDD dévoilait que Mohed Altrad s'était "offert Bernard Laprote", en signant avec lui un partenariat d'un an, stipulant que le président de la FFR devait effectuer quatre interventions ou séminaires pour son entreprise, Altrad Investment Authaurity, en échange de 150 000 euros, hors frais de déplacement, hébergement et restauration. En outre, sous la présidence de Bernard Laporte, Altrad est devenu la première marque à s'afficher sur le maillot du XV de France, en échange de la coquette somme de 1,5 million d'euros. Enfin, l'hebdomadaire rappelait qu'Altrad est également partenaire de la candidature française à l'organisation de la Coupe du monde 2023.

Tous ces contrats et chèques auraient permis à Mohed Altrad de bénéficier de traitements de faveur sur le plan sportif, selon le JDD. Ainsi, en juin dernier, la commission d'appel de la FFR devait se prononcer sur la révision ou non de sanctions infligées à Montpellier par la Ligue (amendes, suspensions de joueurs et suspension du stade). Selon les informations du JDD, le 29 juin, la commission avait confirmé le jugement de la Ligue. Or, le 30 juin, Jean-Daniel Simonet, membre de la commission d'appel, signifiait par courrier à Mohed Altrad que l'amende était réduite et que le stade n'était plus suspendu.

Selon les informations du JDD, ce revirement est dû à une intervention de Bernard Laporte en faveur de son ami. Selon le JDD : "Laporte lui a dit qu'il ne fallait surtout rien faire pour perturber la candidature de la France à l'organisation de la Coupe du monde", donc, ne pas froisser Altrad. Par ailleurs, L'Équipe dévoilait hier la démission de Philippe Peyramaure, un des membres de la commission d'appel. Le JDD révèle aujourd'hui une partie de son courrier de démission : "J'ai été avisé que le président de la Fédération était intervenu pour demander que nous modifiions notre décision dans un sens beaucoup plus favorable à Montpellier", écrit l'avocat, confirmant ainsi les accusations de l'hebdomadaire.

Interrogée par RMC Sport, la ministre des Sports, Laura Flessel, a fait savoir que des démarches étaient en cours pour y voir plus clair.



Pour l'heure, ni Bernard Laporte, ni Mohed Altrad ne se sont exprimés sur le sujet.

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