Mathieu Warnier, Media365 : publié le vendredi 17 juillet 2026 à 17h20
Ancien international de rugby à XIII, Jean-Jacques Naudo s'est éteint ce jeudi à l'âge de 67 ans. Un personnage qui aura marqué les esprits en ayant vécu plusieurs vies dont une de braqueur qui l'a mené en prison.
« Jack » n'est plus. Ce jeudi, l'ancien international de rugby à XIII Jean-Jacques Naudo s'est éteint à l'âge de 67 ans dans sa ville natale de Perpignan des suites d'un cancer qu'il combattait depuis plusieurs mois. Véritable personnage bien connu dans la préfecture des Pyrénées-Orientales, il aura « vécu plus de vies que n'importe quel être humain » a confié son frère Michel dans des propos recueillis par le quotidien local L'Indépendant, lui qui le présente comme « un mec hors norme ». Tombé dans la marmite du rugby à XIII, il aura porté les couleurs de Pia puis du XIII Catalan durant sa carrière, évoluant au poste de demi d'ouverture et n'hésitant pas à prendre le rôle de buteur. Des performances qui lui auront également ouvert les portes de l'équipe de France. Il a ainsi participé à la série de test-matchs remportés face à l'Australie en novembre et décembre 1978.
Naudo, des pelouses à la prison
En-dehors de la sphère sportive, Jean-Jacques Naudo aura travaillé au sein de l'entreprise familiale spécialisé dans la viande avant de s'associer à son frère Michel pour ouvrir un bar devenu lieu prisé de Perpignan. Il s'est également rapproché du joueur de rugby à XV Philippe Fernandez, qui évoluait alors à l'USAP, et du joueur de football Edson Carpeggiani pour ouvrir un établissement à Canet-en-Roussillon. Mais il a également eu sa part d'ombre, qui lui a valu le surnom de « Jacquouille la Fripouille ». En effet, Jean-Jacques Naudo a été membre de « la Dream Team », un groupe de braqueurs qui s'est notamment fait remarquer pour l'attaque d'un fourgon à Gentilly au début des années 2000, avec un butin alors estimé à 41 millions de francs (6,25 millions d'euros). Ce qui lui a valu une condamnation à treize ans de prison en décembre 2006 contre laquelle il n'avait pas interjeté appel.
Une reconversion réussie
En effet, il voulait alors « se fixer, purger la fin de sa peine, solliciter une conditionnelle et puis basta » selon son avocat de l'époque Denis Giraud, cité par Ici Occitanie. Sauf que, pour celui qui est devenu peintre durant son incarcération, a été une nouvelle fois rattrapé par son passé. En effet, il a été mis en examen en 2008 pour sa supposée participation au braquage d'un avion sur le tarmac de l'aéroport de Rivesaltes mais il aura bénéficié d'un non-lieu devenu définitif en 2014. « Il a payé ses erreurs de jeunesse, mais sa reconversion est un exemple », a confié son frère Michel auprès de L'Indépendant, évoquant le bar qu'il a ouvert à Canet-en-Roussillon, où le tout Perpignan avait ses entrées. Une vie multiple qui a ainsi pris fin, Jean-Jacques Naudo perdant son dernier combat face à la maladie.













