Aurélien Canot, Media365 : publié le vendredi 05 juin 2026 à 23h06
Malgré leur défaite d'entrée face à la Nouvelle-Zélande (26-21), les Bleus peuvent toujours se qualifier pour les quarts de finale de l'étape finale du circuit mondial, ce week-end à Bordeaux. Les Français restent en vie grâce à leur succès contre l'Argentine (22-14)
Le début de compétition ne disait rien de bon pour l'équipe de France de rugby à 7, bien mal embarquée pour la suite après une défaite d'entrée. Pourtant, deux matchs plus loin, les Bleus sont toujours en vie et peuvent toujours nourrir l'espoir de faire partie des équipes qui disputeront les quarts de finale. Pour valider leur ticket, un succès sera néanmoins impératif samedi en fin de matinée (11h50) lors du dernier match de cette phase de poules face à des Allemands nettement dominés par l'Argentine (35-19) puis étrillés par la Nouvelle-Zélande (33-7) plus tard dans la journée.
Héroïques, les Bleus ont fait tomber l'Argentine lors de leur deuxième match de poules à Bordeaux ce vendredi. Cette victoire leur permet de croire de nouveau en une qualification en quarts de finale.
Les Bleus jouaient déjà (très) gros ce vendredi, lors de leur deuxième match de poules de l'étape finale de Bordeaux. Battus sur le gong par la Nouvelle-Zélande (26-21) plus tôt dans la journée, l'équipe de France de rugby à 7 devait obligatoirement s'imposer face à l'Argentine pour rester en vie dans la compétition. Mais s'imposer face aux Argentins, deuxièmes au classement général de la Coupe du monde, n'est bien sûr jamais chose aisée.
Pourtant, ce sont bien les Bleus qui, comme face aux Blacks, ont bien démarré. Lancé comme un frelon, Enahemo Artaud a mystifié la défense sud-américaine pour marquer le premier essai du match (7-0). Mais la vitesse, il y en a un pour qui c'est la spécialité : le redoutable Marcos Moneta. Celui qu'on a déjà vu briller sous le maillot de l'UBB lors du Supersevens a fait parler ses cannes de folie pour déborder toute la défense sur son aile et égaliser (7-7). Sous les chants des supporters français, les deux équipes se sont alors rendues coup pour coup.
Alors que Paulin Riva remettait les siens devant, ce diable de Moneta était encore au soutien de ses coéquipiers pour finir le travail et faire passer l'Argentine devant, grâce à la transformation de Santiago Vera Feld (12-14). Frustrés en première période, les Bleus ont attaqué la seconde période avec l'énergie du désespoir. Récupérant leur propre engagement, ils trouvaient une nouvelle fois la faille grâce à Jordan Sepho (17-14). La tension est alors montée d'un cran dans un stade Atlantique conscient des enjeux colossaux de cette partie pour les Bleus. La Terre a même semblé s'arrêter lorsque Sebastian Dubuc était repris in extremis par Enahemo Arthaud, lors d'un plaquage d'anthologie tout près de la ligne tricolore.
Solidaires, les Français tenaient bon leur succès jusque dans les toutes dernières secondes, avec même un dernier essai inscrit par Gregoire Arfeuil (14-22). Grâce à cette victoire ô combien précieuse, les hommes de Benoît Baby se relancent dans la course à la qualification. Ils devront néanmoins remporter leur dernier match de poules face à l'Allemagne samedi, à 11 h 50.











