Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 20 mai 2026 à 17h00
Le profil de Didier Retière continue de diviser, entre ceux qui ne comprennent pas l'arrivée d'un rugbyman dans le tennis, et ceux qui au contraire saluent une ouverture bienvenue.
Découvrant toujours un peu plus le monde du tennis, ce "challenge" dans lequel il s'est lancé l'an dernier après une vie consacrée au ballon ovale, que ce soit en tant que joueur, coach - il a notamment été sélectionneur des U20 champions du monde en 2006, puis adjoint de Marc Lièvremont chez les Bleus jusqu'à la finale du Mondial 2011 - et dirigeant, le DTN de la Fédération française (qui a succédé à Nicolas Escudé après un an et demi de vacance à ce poste) constate chaque jour à quel point les joueurs et joueuses sont de véritables chefs d'entreprise. Particulièrement en dehors du top 100 mondial où ils doivent absolument tout gérer, une différence fondamentale et générale entre les sports collectifs et individuels.
"Ma carrière avance et puis... place aux jeunes"
Le père d'Arthur et Edgar, respectivement joueurs à l'UBB et à Biarritz, rappelle qu'il est "sous contrat jusqu'aux Jeux de Los Angeles" : "Après ça, je ne sais pas si je reviendrai dans le rugby. Ma carrière avance et puis... place aux jeunes, non ? Je regarde évidemment tous les matchs de mes deux fils, et les grandes rencontres du XV de France. Mais globalement, je consomme beaucoup plus de tennis." Ce qui, eu égard à ses fonctions, est plutôt rassurant. Rappelons que l'ancien talonneur, qui n'a jamais percé au plus haut niveau sur le terrain, a changé ainsi de sport car sa précédente affectation de DTN du rugby lui permettait de postuler ensuite vers d'autres disciplines, ce qui a donc plu à la FFT.
Le chemin avait déjà été ouvert auparavant par Jean Gachassin, qui a carrément été le président de la Fédération de 2009 à 2017, alors qu'il fut un grand nom du XV de France dans les années 60, demi d'ouverture (et parfois arrière ou centre) largement impliqué dans le premier Grand Chelem de l'histoire des Bleus lors du Tournoi 1968. Mais il occupait depuis longtemps des fonctions dans le tennis, où il était monté 2/6 dans sa jeunesse, spécialement dans la Ligue Midi-Pyrénées dès 1980, avant de devenir vice-président de la FFT en 1997.














