La polémique enfle après le décès d'un jeune rugbyman

La polémique enfle après le décès d'un jeune rugbyman©Panoramic
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6Medias, publié le vendredi 14 décembre 2018 à 20h02

Après le décès du joueur du Stade Français, Nicolas Chauvin, le monde du rugby et du sport en général est en émoi. La ministre des Sports demande des mesures à la Fédération française de rugby, explique Le Figaro.

Le monde du rugby est en deuil une nouvelle fois.

Quatre mois après la mort du jeune joueur d'Aurillac, Louis Fajfrowski, le jeune espoir du Stade Français, Nicolas Chauvin est décédé à la suite d'un plaquage en plein match dimanche 9 décembre. Un nouveau décès qui provoque la colère dans le monde du sport, précise Le Figaro.

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, est montée au créneau et demande à la Fédération française de rugby (FFR) de prendre des mesures concrètes. "Un troisième jeune homme qui décède sur un terrain de rugby, le premier depuis que je suis ministre, c'est trop. Il faut vraiment qu'on fasse quelque chose et que la fédération se pose vraiment des questions, la question du pourquoi", a-t-elle tancé.

Une parole qui ne devrait pas rester vaine puisque la toute nouvelle ministre des Sports projette de rencontrer le président de la FFR, Bernard Laporte, ainsi que le président de la Ligue nationale de rugby, Paul Goze afin d'évoquer le sujet. Elle demande au passage à la Fédération qu'elle "s'engage fortement" et affirme qu'elle "accompagnera dans les mesures qu'elle compte prendre".

Trois morts en quelques mois

Ce débat sur la dangerosité du rugby n'en finit pas de monter. Des pistes de travail ont été établies par le ministère des Sports, précise Le Figaro, afin d'évaluer "la manière de jouer au rugby", mais le dossier ne semble guère avancer. "Pour moi, ça remet évidemment sur la table la question du suivi médical des sportifs, mais dans le rugby, d'après ce que j'ai compris, ce n'est pas ça qui est en question", a-t-elle poursuivi.

Une polémique dont s'est emparé le neurochirurgien, Jean Chazal. Sur Franceinfo, il a rappelé qu'un an auparavant, il avait prédit des destins funestes si rien ne changeait. "Sport violent ou sport de combat, à l'origine il ne l'était pas. C'était un sport de violence stratégique et contrôlée. Manifestement, ça a dérapé. Aujourd'hui, nous sommes dans un climat inquiétant. J'ai reçu l'étiquette de lanceur d'alerte il y a maintenant plus d'un an." Et d'ajouter. "À l'époque, j'avais dit 'un jour, il y aura un mort sur le terrain'. Il y en a trois depuis sept mois. Le dernier date d'hier soir. C'est préoccupant. Il est maintenant temps de tout mettre à plat et de regarder ce qu'il se passe réellement."

Roxana Maracineanu a tenu cependant à rassurer les parents dont les enfants sont dans des clubs de rugby. En mai, le jeune amateur du club de Billom (Puy-de-Dôme) était décédé le lendemain d'un match où il avait reçu un choc violent à la tête.

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