FFR : Laporte justifie sa démission et égratigne ses opposants

Mathieu Warnier, Media365, publié le vendredi 27 janvier 2023 à 20h32

Quelques heures après sa démission du poste de président de la FFR, Bernard Laporte a confié sur les réseaux sociaux sa déception concernant le résultat du récent référendum. Tout en critiquant ses opposants, il appelle le Comité Directeur à poursuivre son travail.

Bernard Laporte est sorti du silence. Alors que les clubs se sont exprimés contre son projet de nommer Patrick Buisson comme président-délégué de la FFR, le patron du rugby français a fait le choix de démissionner ce vendredi lors de la réunion du Comité Directeur de la fédération. Dans un message partagé sur son compte officiel Facebook, Bernard Laporte a confié que « la famille du rugby français a besoin d'unité et de rassemblement » et qu'il fallait « tout faire pour réussir les prochaines échéances sportives ». « Il n'y a pas de plus grande priorité à mes yeux », a-t-il ajouté. Revenant sur le référendum qui a vu 51,06% des votants rejeter le plan qu'il avait soumis au vote, l'ancien sélectionneur du XV de France n'a pas caché sa déception. S'il remercie les « clubs d'avoir voté aussi massivement », il admet que « le résultat n'est pas celui » qu'il espérait.


Laporte critique vivement ses opposants

Assurant que démissionner de son poste de président de la FFR est son choix, il appelle le dirigeants actuels de la fédération à poursuivre le travail entrepris, non sans égratigner ses opposants au passage. « Le Comité Directeur élu par les clubs mènera cette fédération jusqu'à la fin de son mandat comme le prévoient nos statuts, rappelle Bernard Laporte dans son message. L'opposition, avec retenue et sans goût pour les formules populistes, hurle au putsch. Ce sera donc le premier putsch de l'histoire réalisé par des élus déjà en responsabilité, qui ne font que suivre les statuts. » En conclusion, l'ancien président de la FFR « souhaite remercier du plus profond du cœur tous les bénévoles qui font le rugby quotidien ». « J'espère vous recroiser bientôt sur un terrain ou dans un club-house », a-t-il ajouté. Une prise de parole qui ne devrait pas éteindre les braises allumées par des décisions qui ne font pas l'unanimité.

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