Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le vendredi 17 juillet 2026 à 16h07
Lancé cet été, le championnat des nations évoluera dès sa quatrième édition, en 2032, avec l'arrivée d'un système de promotion-relégation.
La première édition du Championnat des nations bat son plein, avec ce samedi au programme la troisième journée, la dernière de la "série de l'Hémisphère Sud". Cette nouvelle compétition entre équipes du Nord et équipes du Sud se tiendra toutes les années paires, et on a appris ce vendredi que dès la quatrième édition, en 2032, la formule va un peu évoluer. Brendan Morris, le directeur exécutif de la Sanzaar (South Africa New Zealand Australia and Argentina Rugby), qui co-organise le Championnat des nations avec les Six Nations, a en effet annoncé lors d'une conférence de presse à Tokyo, où se tiendra le match Japon - France samedi, qu'un système de promotion-relégation va être instauré.
La France ne devrait pas être concernée
Lors des trois premières éditions, de 2026 à 2030, à l'issue des six premiers matchs (trois dans le Sud en juillet, trois dans le Nord en novembre), le premier de la poule Nord affrontera le premier de la poule Sud, puis les deuxièmes, troisièmes... etc, s'affronteront également sur un match, à Twickenham fin novembre, pour déterminer le classement final. A partir de 2032, les sixièmes ne s'affronteront pas entre eux mais défieront les premiers du classement de la Coupe des nations, la deuxième division mondiale. La compétition se déroule aux mêmes dates, avec une poule Afrique-Asie-Europe (Géorgie, Espagne, Portugal, Roumanie, Zimbabwe, Hong Kong) et une poule Amériques-Pacifique (Chili, Etats-Unis, Samoa, Tonga, Uruguay, Canada). Si les deux compétitions s'arrêtaient ce vendredi, on aurait ainsi droit à des matchs Italie - Géorgie et Fidji - Chili, dont les vainqueurs évolueraient dans le Championnat des nations lors de l'édition suivante. A priori, ce changement de formule ne devrait pas concerner le XV de France, plutôt amené à viser la victoire finale dans cette nouvelle épreuve.
Quand les Fidji "reçoivent" en Europe...
Par ailleurs, Brendan Morris a également évoqué le fait que certains matchs de cette "série Hémisphère Sud" de juillet se déroulent dans le Nord. En effet, les Fidji ont affronté le pays de Galles à Cardiff, l'Angleterre à Liverpool, et l'Ecosse à Edimbourg "afin d'offrir une plateforme idéale pour mettre en valeur le talent des Flying Fijians sur certaines des plus grandes scènes du rugby, tout en célébrant les liens profonds qui unissent les Fidji à ces nations passionnées de rugby" selon les termes de la Fédération fidjienne, tandis que le Japon a "reçu" l'Irlande en Australie pour éviter aux Irlandais de faire trop de kilomètres (Dublin-Sydney-Tokyo-Auckland-Dublin, si la logique avait été respectée), ce qui peut poser quelques problèmes d'équité. Morris a déclaré à ce sujet : « Il y a des défis logistiques bien réels. Avec des délais très courts de trois semaines, nous devions concevoir une compétition qui réponde à la fois aux exigences de haute performance et aux impératifs commerciaux. Il y a des avantages et des inconvénients évidents à cela, dont nous sommes très conscients et avec lesquels nous avons travaillé en étroite collaboration avec les syndicats pour atténuer ces difficultés ». La compétition ne fait que commencer et tout ne peut pas être parfait dès le début...













