Vendée Globe : Les regrets d'Amedeo

Vendée Globe : Les regrets d'Amedeo ©Icon Sport, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le samedi 25 janvier 2025 à 11h32

Avant-dernier du Vendée Globe, le marin français Fabrice Amedeo s'attendait à une autre course.

Tandis que Jérémie Beyou , Paul Meilhat et Nicolas Lunven ont franchi la ligne d'arrivée vendredi , Fabrice Amedeo n'en a, lui, pas encore fini avec son Vendée Globe. Le skipper de Nexans-Wewise est 33e et avant-dernier de l'épreuve ; il n'est donc pas près encore de voir la Vendée de sitôt. On l'attend dans un gros mois, au moins. Amedeo remonte l'Atlantique après avoir franchi le Cap Horn. Pour le Français, les sentiments sont partagés sur la longue course qu'il dispute pour la 3e fois.

"Qu'est-ce que tu fous là ?"

« C'est long, avec des hauts et des bas. Il y a des moments où je me dis : "Qu'est-ce que tu fous là ?" Parce que les conditions sont vraiment dures. Et d'autres où je me dis que c'est absolument incroyable d'être ici et que ça vaut le coup d'avoir fait tout ça pour en arriver là. (...) Il y a eu une bascule de vent au nord et j'ai senti les odeurs de terre. Ce sont des choses très fortes. Je sais que quand je vais voir les premières montagnes enneigées de Patagonie, ce sera une grande émotion. C'est le Vendée Globe en fait, a confié Amedeo à Ouest-France. Chaque jour est heureux et malheureux. Content et pas content. On passe par plein d'états ».

Amedeo : « Je n'étais pas parti pour faire ce Vendée Globe là »

Contraint à l'abandon lors de la dernière édition après avoir fini en 2017 (11e place), Fabrice Amedeo regrette de ne pas être dans la course des bateaux à dérives. « Oui, bien sûr. Après, assez rapidement dans la descente de l'Atlantique, j'ai eu des problèmes techniques qui ne m'ont donné qu'une confiance modérée en mon bateau. Dans les mers du Sud, je me suis rendu compte que le naufrage était encore un peu présent dans ma tête, c'est le moins que l'on puisse dire. Dans les premiers passages de front de l'Indien, avec 6 mètres de creux dans une mer croisée, je me suis dit qu'ici, dans le radeau de survie, ça ne le ferait pas. Et c'est un référentiel que je n'avais pas avant. Donc il y a un truc qui a changé en moi. J'ai toujours navigué safe, le naufrage me pousse désormais à relever encore plus ce curseur. Et, du coup, tu n'es plus dans le match. Je n'étais pas parti pour faire ce Vendée Globe là, mais je fais une course d'aventurier. »

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