Surf - Tahiti Pro (F) : A deux mois de Paris 2024, Fierro frappe un très grand coup

Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 30 mai 2024 à 10h43

Vahine Fierro vient inévitablement de grimper de plusieurs rangs dans la hiérarchie des favorites pour Paris 2024. Il lui reste un peu moins de deux mois pour faire le vide et gérer la pression.

S'imposer sur la mythique vague de Teahupo'o à deux mois de Paris 2024, là où les épreuves olympiques auront à nouveau lieu, ce n'est forcément pas anodin pour Vahine Fierro, première Française de l'histoire à remporter ainsi le Tahiti Pro. Au meilleur des moments, puisqu'elle frappe un grand coup psychologique face à la concurrence en vue du grand rendez-vous (du 27 au 30 juillet), elle qui réalise une véritable surprise puisqu'elle évolue habituellement sur le circuit inférieur. En locale, Fierro a simplement démontré toute sa connaissance de cet environnement hostile et tant redouté, un des pires dans le monde du surf puisque la compétition féminine y était même interdite de 2006 à 2021.

"Teahupo'o m'a donné la vague, il m'a suffi de faire confiance à l'océan"

A 24 ans, elle savoure mais veut surtout surfer sur la vague : "On s'y prépare tous les jours avec Jérémy Florès, notre manager de l'équipe de France, ainsi que les autres surfeurs engagés Kauli Vaast, Johanne Defay et Joan Duru. Cette compétition, c'était un entraînement pour nous. J'ai gagné, mais je pourrais avoir des conditions plus petites ou plus grosses cet été. Il va falloir continuer à s'entraîner avec l'équipe pour être la meilleure, peu importe les conditions."

Du premier tour jusqu'à la finale, sa démonstration générale a été un modèle du genre, avec un moment particulièrement fort en demies lorsque la Brésilienne Tatiana Weston-Webb reprenait l'avantage à seulement deux minutes de la fin du décompte : "J'avais chuté quatre fois dans le lagon, j'avais cassé ma planche, mais je suis revenu au pic. Je l'ai vu prendre sa vague notée 10 par les juges juste devant moi, il me restait juste le temps d'en prendre une. J'y croyais encore... Teahupo'o m'a donné la vague, il m'a suffi de faire confiance à l'océan." Elle a "mal partout" et "n'arrive plus à parler", mais le jeu en valait la chandelle : "J'ai pris les plus belles vagues de ma vie comme les plus belles gamelles. C'est grâce à tout le monde que j'en suis arrivée là."

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