Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 06 mai 2026 à 17h50
Jean Le Cam a mis à l'eau son nouveau bateau ce mardi dans le Finistère, avec lequel il devrait participer à sa troisième Route du Rhum, dont le départ est prévu le 1er novembre à Saint-Malo.
Sous les yeux de nombreux curieux venus assister à l'événement, c'est sous une typique pluie bretonne que Jean Le Cam a mis à l'eau son nouveau bateau, un Swan 59 datant de 1986, ce mardi du côté de Port-La-Forêt (Finistère). Mais il ne faut pas y voir de mauvais présages, au contraire. « On a attendu qu'il pleuve pour mettre à l'eau, parce que mise à l'eau pluvieuse, mise à l'eau heureuse », a expliqué au Télégramme le skipper breton de 67 ans.
Un moment émouvant pour « le roi Jean », qui espère pouvoir prendre le départ de la Route du Rhum 2026 en direction de la Guadeloupe, dans la catégorie Vintage Mono le 1er novembre prochain à Saint-Malo, avec ce monocoque appelé « Alégria ». Cela fait cinq ans que Jean Le Cam rénove ce bateau, qu'il a fait venir des États-Unis pendant la crise du Covid en 2020 sur un coup de tête. « On m'a parlé de ce bateau lors d'un repas en Espagne. Il était à vendre à Miami. Un 59 pieds comme mon année de naissance ! Et un Swan, gage de qualité. On a fait une folie et ensuite il fallait assumer », raconte le marin finistérien.
« Les sensations ne sont pas les mêmes »
Le skippeur breton vise avec « Alégria » une troisième participation consécutive à la Route du Rhum, après avoir couru la transatlantique en classe Multicoque et Imoca. Cette fois, ce sera une course d'un autre type avec un bateau d'ancienne génération, sur lequel le matériau de base, le bois, a été conservé tout en y intégrant de la technologie contemporaine. Le recordman des participations au Vendée Globe a maintenant six mois pour prendre en main ce monocoque reconnaissable à sa carène rouge et or et à son pont en teck, dessiné par Germán Frers et long de 17m92.
Naviguer sur cet ancien navire de croisière ne sera pas aussi que sur les bateaux nouvelle génération et Jean Le Cam l'a senti au moment de rejoindre le chenal de Port-La-Forêt qu'il connaît si bien. « Ça glisse tout seul, c'est magique. Mais les sensations ne sont pas les mêmes, puisque le bateau est plus lourd, il a plus d'inertie », a expliqué avec émotion « le roi Jean », qui en a pourtant vu d'autres mais dont la passion pour la voile ne faiblit visiblement pas.













