Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 09 septembre 2025 à 20h39
Côtoyer le multiple champion olympique et recordman du monde dans l'intimité, voilà un privilège rare.
Pour parler du phénomène Léon Marchand, qui de mieux que ceux qui le côtoient au plus près de la piscine, à l'image de Yohann Ndoye Brouard, un de ses coéquipiers en équipe de France ? Le spécialiste du dos reste sur deux médailles consécutives avec son camarade toulousain, en relais 4x100 m 4 nages, le bronze à Paris 2024 puis l'argent aux Mondiaux le mois dernier. Et il le précise d'emblée (pour Le Dauphiné libéré), "le grand public ne voit que la compétition". Ce n'est donc pas devant les caméras , quand les lumières brillent, qu'il serait le plus exceptionnel : "Je l'ai vu faire des trucs de fou à l'entraînement, où il est aussi l'un des plus rapides. C'est encore plus impressionnant que ce qu'il fait en compétition, de voir à quel point il bosse."
"Même s'il est moins bien, il finira devant"
Bien évidemment, le modèle est évident, juste sous les yeux, et ça tire tout un collectif : "J'essaie de le copier sur sa concentration et son travail, car c'est ce qui se fait de mieux. En grand championnat, il sait se mettre à un tel niveau que même s'il est moins bien, il finira devant. C'est un vrai moteur." Une des recettes de la gloire, inculquées en très grande partie par son mentor américain Bob Bowman qui a pu lui appliquer les mêmes recettes qu'avec Michael Phelps.
Alors, pourquoi Ndoye Brouard ne fait-il pas du Léon Marchand ? La question est un peu absurde, mais on la lui pose quand même (pas exactement en ces termes) et la réponse se fait d'autant plus limpide : "Je ne peux pas répliquer tout ce qu'il fait, car je ne suis pas comme lui. D'un point de vue génétique, il a un corps taillé pour nager. Par contre, son comportement, son approche de la compétition et son travail sont un moteur pour moi."











