Mathieu Warnier, Media365 : publié le vendredi 02 mai 2025 à 21h30
Alors que Margot Simond a été inhumée ce vendredi, les parents de la jeune skieuse décédée le 24 avril dernier à Val-d'Isère lors d'une séance d'entraînement ont confié que leur fille a été victime d'une injustice.
Margot Simond laisse un vide chez ses proches. Le 24 avril dernier, lors d'une séance d'entraînement préalable à l'événement Red Bull Alpine Park organisé à Val-d'Isère, la jeune skieuse a été victime d'une chute qui lui a été fatale. Avant les obsèques organisées ce vendredi, ses parents ont pris la parole dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien. Son père ont ainsi évoqué la personnalité de celle qui avait remporté le titre de championne de France U18 en slalom, qui était « toujours heureuse, très positive, jamais dans la critique des autres ». « Elle était en avance sur son âge. C'était une petite fille très dégourdie, a ajouté Alexis Simond. Elle avait un besoin irrépressible de bouger, d'aller partout, de grimper. » Au moment d'évoquer cet événement pour lequel elle avait été invitée à l'image d'autres jeunes pousses du ski alpin français, la mère de Margot Simond assure que cette dernière « était très enthousiaste à l'idée d'y participer ». Mais cette dernière, après avoir pris connaissance du tracé, a admis avoir eu « une angoisse, un mauvais pressentiment » concernant notamment un saut.
Une démolition qui interroge la famille
« On arrive sur de la neige dure comme du béton, sans aucune protection, a déclaré Sandrine Simond. Pas un matelas. » C'est à cet endroit que la prometteuse skieuse a subi une chute qui l'a propulsée sur la paroi du tunnel avec un choc au niveau du thorax fatal. Alors que son père « se pose beaucoup de questions sur les circonstances de l'accident », sa mère pointe du doigt la légèreté des organisateurs d'un événement initié par le champion olympique de slalom Clément Noël. « Cet amateurisme nous interpelle, a-t-elle ajouté. Au fond de nous, on pense que Margot a été victime d'une injustice. Ce module était trop risqué. » Selon les informations du quotidien local Le Dauphiné Libéré, le parcours prévu pour cet événement a été détruit en grande partie dès le lendemain de l'accident à la suite duquel Margot Simond a succombé. Seuls le premier et le dernier module ont été conservés. « Qu'y avait-il de si urgent ? Les enquêteurs ont-ils pu voir comment se skiait l'intégralité du parcours, à quelle vitesse on arrivait exactement en ayant fait les précédents modules ? », s'interroge le père de la skieuse. Seule l'enquête en cours permettra de donner des réponses.












