Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le vendredi 03 avril 2026 à 15h38
Le président de la Fédération française de ski Fabien Saguez dévoile auprès d'Eurosport ses solutions pour tenter d'améliorer les résultats du ski alpin français.
La saison de ski alpin est terminée et l'heure est au bilan au sein de la Fédération française de ski. Et force est de constater que contrairement au biathlon ou au ski de fond, le ski alpin français a échoué dans la plus grande compétition de la saison, les Jeux Olympiques, avec une seule médaille au compteur, l'argent de Romane Miradoli en Super-G. Un an après le zéro pointé aux Mondiaux de Saalbach, et malgré des résultats en Coupe du Monde corrects (dix podiums, dont trois victoires, toutes en slalom, chez les hommes, un podium chez les femmes), il y a des choses à revoir, comme le constate le président de la Fédération française de ski Fabien Saguez dans une interview à Eurosport. D'autant que les Jeux Olympiques en France se profilent dans quatre ans.
"Se remettre en question"
"C'est le bon moment pour qu'on se remette en question sur le dispositif. C'est pour ça que j'ai annoncé les états généraux du ski alpin. Ça veut dire avoir une réflexion avec l'ensemble de la filière pour ressortir tout un tas d'éléments. La saison de Coupe du monde a été relativement correcte, avec des podiums un peu dans toutes les disciplines. Un groupe slalom qui, jusqu'à mi-janvier, survolait la Coupe du monde. On était en train de se dire que ça allait passer un cap, notamment avec l'avènement de Paco Rassat et un Clément Noël toujours aux affaires, qui finit d'ailleurs encore deuxième slalomeur au monde cette année. Mais il faut penser à la "transformation" avec l'échec de Saalbach puis celui Milan-Cortina. La médaille de Romane Miradoli a été un vrai rayon de soleil, mais des constats sont à faire."
"On va donner la parole à tous les étages de la pyramide"
Et comment faire ? "En faisant en sorte que l'ensemble de la filière soit plus costaude, plus forte, plus dense, explique Saguez. Des choses ont un peu bougé. On a créé un groupe "Excellence 2030" l'année dernière. Très rapidement, on a vu les résultats aux Championnats du monde junior (quatre médailles d'or pour la France, ndlr). Et on a aussi vu ce qui ne marchait pas à la fin. On va se fixer six mois pendant lesquels on va consulter l'ensemble des acteurs. On va donner la parole à tous les étages de la pyramide pour ensuite dégager un document de stratégie pour le ski alpin, avec à la fois les constats et les propositions. On ne débutera pas la saison prochaine sans avoir l'ensemble de cette feuille de route pour le ski alpin, parce qu'elle est très importante à l'échéance 2030 mais aussi au-delà de 2030." Rendez-vous à partir d'octobre prochain à Sölden pour voir si le travail printanier et estival a porté ses fruits...














