Jeux Paralympiques d'hiver 2026 - Hernandez : « J'ai fait mentir la malédiction »

Jeux Paralympiques d'hiver 2026 - Hernandez : « J'ai fait mentir la malédiction » ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le dimanche 08 mars 2026 à 15h03

L'équipe de France a conquis dimanche son premier titre paralympique à Milan-Cortina, grâce à celle qui mènera la délégation dans deux semaines en tant que porte-drapeau.

Cécile Hernandez est double championne paralympique de snowboardcross. Déjà sacrée à Pékin, la Catalane de 51 ans, qui a devancé une Américaine de 20 ans (!), avait bien du mal à contenir son émotion à l'arrivée (sur France TV) : "J'entendais ma fille dans le virage, ça m'a fait trop de bien, ça a fonctionné !" Car cette année, sa fille Victoire-Eleonore, tout juste majeure, était présente sur place pour la première fois : "J'ai pris deux minutes pour aller la voir avant la course, c'est mon énergie. Je ne réalise même pas encore que j'ai gagné... C'est difficile, c'est long. Je suis allée m'isoler avec un livre et ça a payé, ma fille m'a demandé ce que je faisais... J'étais déterminée comme jamais."

"Toute la nuit, je me suis fait la piste et j'étais déjà en colère"

Prise d'une crise de spasticité - elle est atteinte d'une sclérose en plaques - au moment de répondre à cette première interview en tant que double médaillée d'or, elle a dû s'asseoir : "Il fait très chaud, c'est très dur, la journée a été super longue. Ce n'est pas très catholique, on se croirait dans un saloon !" Elle met encore l'accent sur l'extrême difficulté physique, et ce depuis de longs mois : "Ce sont des larmes de tout, d'émotion et de fierté pour tous les sacrifices et les souvenirs, compliqués depuis un an et demi. Mentalement aussi... J'ai gagné ! Toute la nuit, je me suis fait la piste et j'étais déjà en colère, car j'aime les tracés un peu engagés et je n'arrivais pas forcément comme je le voulais physiquement. Mais j'avais le mental et la confiance, je voulais montrer à tout le monde que je pouvais le faire !"

Et il y avait une dernière petite chose, celle qui a peut-être fait la différence, qui sait... "J'ai fait mentir la malédiction des porte-drapeaux après Chloé Trespeuch et Clément Noël, j'en suis très fière !" Avec une pensée encore plus spéciale pour Trespeuch, forcément, qui pratique la même discipline et n'avait donc pas réussi, elle, à bisser entre Pékin et Milan-Cortina. Peut-être est-ce parce que la cinquantenaire rugissante défilera, pour sa part, lors de la cérémonie de clôture, puisque l'ouverture à Vérone était trop éloignée des sites de compétition (et trop proche dans les dates).

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