Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le jeudi 25 juin 2026 à 12h45
Apparu au programme olympique cette année à Milan-Cortina, le ski-alpinisme sera de nouveau présent lors des Jeux d'hiver en France en 2030, avec une épreuve individuelle supplémentaire au menu.
L'année 2026 a marqué l'entrée du ski-alpinisme au programme des Jeux Olympiques, à l'occasion des JO de Milan-Cortina. L'Espagnol Oriol Cardona, la Suissesse Marianne Fatton et la paire française Thibault Anselmet-Emily Harrop étaient ainsi entrés dans l'histoire en remportant les premières médailles d'or de l'histoire de la discipline. Et ils auront l'occasion de réussir le doublé dans quatre ans, puisque le ski-alpinisme, ce jeudi lors de sa 146e session, à Lausanne. Il aura également le statut de "sport additionnel" et n'est donc pas certain d'être au programme en 2034 dans l'Utah.
Une épreuve plus longue et plus dure que le sprint
« Dans les Alpes, le ski alpinisme n'est pas un invité, il fait partie de notre paysage », a notamment plaidé de président du comité d'organisation Edgar Grospiron lors de son discours. Les spectateurs français auront même l'honneur de voir une épreuve supplémentaire par rapport à Milan-Cortina, puisqu'en plus du sprint et de l'épreuve par équipes, on retrouvera l'épreuve individuelle. Voilà qui devrait ravir les spécialistes, qui avaient estimé que l'épreuve de sprint, certes très télégénique, n'était pas représentative de ce qui se fait majoritairement lors de la saison de ski-alpinisme. L'épreuve individuelle propose en effet un dénivelé de 1300 à 1900m qui peut durer de 50 minutes à 1h20, alors que le sprint propose un dénivelé de 100 à 150m et dure entre deux et trois minutes.
Les épreuves à Montgenèvre
« Le sprint c'est l'intensité, courte, spectaculaire et très lisible. Le relais mixte c'est l'esprit d'équipe, la parité. L'individuel c'est l'endurance, la technicité, la gestion de l'effort », a détaillé Mathilde Meurisse, directrice des sports, dans son discours relayé par L'Equipe. Rendez-vous donc du 1er au 17 février 2030 dans les Alpes françaises, et plus précisément à Montgenèvre, dans les Hautes-Alpes, le site qui accueillera le ski-alpinisme.











