Clément Pédron, Media365 : publié le samedi 18 avril 2026 à 09h44
À quatre ans des Jeux Olympiques des Alpes françaises en 2030, les épreuves de hockey sur glace n'ont toujours pas de lieu officiel. Les parties prenantes doivent prendre une décision dans les jours à venir.
Où se disputeront les épreuves de hockey sur glace des Jeux Olympiques des Alpes françaises en 2030 ? À l'heure où nous écrivons ces lignes, nulle part. À quatre ans de l'évènement, la question du lieu est toujours en suspens en raison d'une paralysie entre les diverses parties décisionnaires soit la ville de Nice dirigée par Éric Ciotti, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le COJOP Alpes 2030 et la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo). Ce problème trouve son origine depuis les élections municipales puisque le nouveau maire n'est pas franchement sur la même longueur d'onde que son prédécesseur au sujet de ces Jeux. Résultat des courses, tout n'est pas aussi clair et limpide.
Si Éric Ciotti a revu sa copie concernant le COOL (complexe omnisports olympique) et le village, un problème subsiste sur le lieu des tournois olympiques de hockey sur glace programmés à l'Allianz Riviera. Pour rappel, Jean-Pierre Rivère, le président de l'OGC Nice, est conseiller spécial du nouveau maire.
La couverture du toit en question
Après une seconde réunion technique entre les parties prenantes, il y a effectivement un « blocage » selon les mots utilisés par la Région Sud dans son communiqué. « Des convergences ont pu être trouvées concernant le village olympique ainsi que le complexe olympique omnisports et Nikaïa. En revanche, la solution initialement envisagée pour la couverture et l'immobilisation de l'Allianz Riviera n'a pas reçu d'accord. »
Selon L'Équipe, la couverture du toit pour permettre une double patinoire est estimée à 80 millions d'euros par plusieurs sources. Et la mise à disposition du stade, estimée à trois mois dans un premier temps, serait finalement de neuf mois. « L'alternative présentée (par l'équipe municipale) engendre un surcoût estimé à 45 M€, qui ne peut être absorbé par l'organisation dans le respect des équilibres financiers fixés, peut-on lire dans le communiqué. De plus, elle fait peser un risque majeur d'impasse procédurale et de dérive calendaire, incompatibles avec la livraison des Jeux dans les délais impartis. Je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois. Ils pourraient conduire à sa remise en cause. Une décision doit désormais être prise. Je reste mobilisé et j'espère, jusqu'au bout, trouver une solution », regrette Renaud Muselier, président de la région Sud. Une nouvelle réflexion est en cours et une décision est attendue ce lundi.














