Hockey sur glace - Mondial (H) : Les Bleus ont pris l'eau face aux Etats-Unis

Aurélien Canot, Media365, publié le jeudi 16 mai 2024 à 23h23

La quatrième sortie de l'équipe de France dans ce Mondial, jeudi à Ostrava face aux terribles Américains, s'est soldée par une petite correction (5-0). Sans un Quentin Papillon énorme dans sa cage après son entrée en jeu, les Bleus, menés 4-0 après la première période, auraient probablement pris une déculottée. Ils peuvent remercier le gardien des Boxers.

Les Etats-Unis en hors d'œuvre d'un menu indigeste à quatre plats réservant ensuite la Slovaquie, la Suède et l'Allemagne. Les Bleus avaient raison de redouter ce premier gros test face à l'une des meilleures équipes de la planète. Les Américains et leurs stars de NHL n'ont fait qu'une bouchée (5-0) de l'équipe de France, jeudi soir sur la glace d'Ostrava. Et encore, sans une performance incroyable de Quentin Papillon après son entrée en jeu, ce ne sont probablement pas cinq buts mais le double ou même davantage encore qu'auraient pu encaisser jeudi les Tricolores à l'occasion de leur quatrième sortie dans ce Mondial élite. Le début de rencontre catastrophique des joueurs de Philippe Bozon a donné le ton comme un aperçu de la soirée entre des Américains bien trop rapides pour les Français et des Bleus asphyxiés d'entrée sans parvenir à sortir la tête de l'eau. Les premières minutes de jeu ont d'ailleurs pris l'allure d'un véritable cauchemar pour les vainqueurs de la Pologne mardi dernier. Beaucoup trop forts, les Américains n'ont même pas eu besoin d'une minute pour surprendre la défense adverse sur leur... toute première action du match et un but de Brock Nelson.

Heureusement, il y avait Papillon...

Il n'a pas fallu beaucoup plus de situations à l'armada US pour qu'elle fasse le break sur un tir de Matt Boldy dans un angle fermé venu tromper lui aussi la vigilance du gardien français Julian Junca. Pris à la gorge mais surtout de vitesse, les Bleus regardaient presque en spectateurs les vagues adverses déferler. Un nouveau but américain, encore signé Boldy (doublé), confirmait l'écart abyssal entre les deux équipes sur cette première période, conclue par un quatrième but des Etats-Unis, marqué par Johnny Gaudreau. Avec déjà quatre buts de retard et aucun de marqué (ni même aucune occasion) après vingt minutes de jeu, le pire était à craindre pour les Tricolores. Heureusement, Philippe Bozon avait la bonne idée de remplacer Junca par Papillon. Le gardien des Boxers de Bordeaux, héroïque, allait multiplier les arrêts de grande classe dans sa cage tandis que ses coéquipiers allaient, eux, s'attacher à tuer pénalité sur pénalité (quatre au total). Tant est si bien que pendant 37 minutes, la France réussissait l'exploit de garder son but inviolé. A trois minutes près, elle serait même parvenue à accrocher (0-0) les Américains sur la deuxième comme sur la troisième période. Shane Pinto en a décidé autrement alors que trente secondes plus tôt, Kévin Bozon, sur un face à face, avait gâché une énorme opportunité d'enfin marquer un but à un grand de ce monde (ce qui n'avait pas été le cas l'année dernière en trois matchs, face aux Suédois, aux Allemands et déjà aux Américains). Pas d'exploit pour les Bleus une fois de plus, mais un très grand Papillon a évité le pire. Les Bleus, avec toujours une seule victoire, restent sixièmes du groupe B.

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