Biathlon - Richard : « Une pensée m'a perturbé »

Biathlon - Richard : « Une pensée m'a perturbé » ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 13 décembre 2025 à 16h35

Samedi, les Françaises n'ont jamais réussi à tirer leur épingle du jeu, que ce soit Camille Bened, Jeanne Richard ou Justine Braisaz-Bouchet (dans cet ordre), seule Lou Jeanmonnot ayant sauvé les meubles.

Le relais féminin français n'avait jamais fini hors du podium la saison dernière. Cette année, dès la deuxième sortie collective à Hochfilzen, c'est une sixième place qui vient sanctionner l'équipe de France. Impossible de ne pas penser au contexte extra-sportif, alors que Julia Simon est revenue pour le sprint vendredi mais n'a donc pas été réintégrée au relais. Lou Jeanmonnot, dernière relayeuse plutôt satisfaite de ses tirs et son retour vers la sixième place, n'en a pas fait mention. Justine Braisaz-Bouchet se contente aussi d'une stricte et courte analyse sportive (pour L'Equipe) : "Je n'ai pas réussi à faire complètement ce que je voulais."

Bened s'est "peut-être mise un peu la pression toute seule"

Ce sont les cerveaux des plus jeunes, sans surprise, qui semblaient plus embués, à commencer par Jeanne Richard qui était placée en deuxième et s'est désunie sur son tir debout : "Ce n'était pas propre, j'ai tremblé surtout sur la dernière balle. Je ne sais pas ce qu'il manquait, mes jambes tremblaient... Ce n'est pas le soleil, j'avais un bon cache-oeil. Je me suis dit que je n'avais pas le droit de la sortir, et du coup une pensée m'a perturbé." Pour elle aussi, difficile de ne pas prendre en compte cette affaire qui, la concernant, l'accuse d'avoir trafiqué la carabine de sa compatriote Océane Michelon la saison passée...

Enfin il y a Camille Bened, rare vent de fraîcheur dans cette ambiance délétère. Etait-ce bien vu de la placer en ouverture du relais ? Elle aussi avance le même genre de souci lié au stress : "J'en manque deux sur le debout, quand j'arrive les jambes sont vraiment bien dures. Je n'arrivais pas à me laisser aller et à lâcher les balles, j'étais vraiment crispée et je me suis peut-être mise un peu la pression toute seule, avec l'enjeu. Je suis un peu frustrée." Au final, c'est surtout le temps de tir qui a fait défaut aux Françaises sur ce relais autrichien.

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