Aurélie Sacchelli, Media365, publié le samedi 13 décembre 2025 à 14h45
La Fédération française de ski a tenu à dénoncer les menaces et violences sur les réseaux sociaux auxquelles a dû faire face Justine Braisaz-Bouchet, suite à l'affaire du vol de sa carte bleue qui a vu Julia Simon être condamnée.
C'est une affaire qui n'a pas fini de créer des remous au sein de l'équipe de France féminine de biathlon qui, malgré tout, continue d'obtenir d'excellents résultats. Ce vendredi, Julia Simon a effectué son retour à la compétition à Hochfilzen, après avoir été suspendue pour l'étape d'Östersund. Une suspension décidée par la Fédération française de ski, et qui faisait suite à sa condamnation judiciaire : trois mois de prison avec sursis pour fraude à la carte bancaire. L'ancienne gagnante du gros globe, qui avait nié les faits pendant des mois, avait reconnu lors de son procès avoir volé la carte bleue de sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet et d'une kiné de l'équipe de France pour effectuer des achats. D'autres biathlètes (Jeanmonnot, les sœurs Chevalier, Colombo...) ont également eu des soupçons, selon L'Equipe, mais pas au point de porter plainte.
Jeanmonnot au soutien de Braisaz-Bouchet
Vendredi, après sa victoire sur le sprint d'Hochfilzen, Lou Jeanmonnot a mis les pieds dans le plat dans son interview d'après-course, assurant que l'ambiance n'était pas aussi bonne que le staff voulait le faire croire, et a apporté tout son soutien à Braisaz-Bouchet : « La semaine dernière, Justine a reçu des menaces de mort à l'encontre de sa fille (Côme, bientôt 3 ans, ndlr) et franchement ça me dégoûte, je trouve que ce n'est pas normal que ça ait pris cette ampleur-là. D'avoir été témoin de tout ça, c'est dur parce qu'on se sent un peu impuissant face à la cruauté humaine. (...) Ce n'est pas comme ça que j'aurais voulu vivre ma carrière d'athlète en Équipe de France A, j'aurais aimé que ça soit comme quand j'étais cadette et que j'aille avec des copines à l'entraînement et que je sois contente d'y aller, malheureusement ce n'est pas le cas. Mais on a appris à faire avec, et encore une fois, je fais au mieux pour soutenir Justine Braisaz-Bouchet qui est une personne en or, qui mérite tout l'amour du monde et qui a été mine de rien un petit peu brisée par tout ça. »
La Fédération aussi
Au lendemain de ces propos chocs au micro de La Chaîne L'Equipe, la Fédération française de ski a tenu à soutenir Justine Braisaz-Bouchet : "La Fédération française de ski condamne avec la plus grande fermeté toute forme de violence ou de harcèlement, et rappelle qu'aucun de ces comportements n'a sa place ni dans le sport, ni dans la société. La FFS exprime son plein soutien à Justine et à ses proches, et se tient à leurs côtés pour faire face à ces actes inqualifiables. La FFS réaffirme qu'aucune atteinte à la probité, au respect mutuel ou à la sécurité psychologique du collectif ne saurait être tolérée. La protection des athlètes, des staffs techniques et médicaux, ainsi que la préservation d'un climat de confiance au sein des équipes de France, constituent une priorité absolue." Une victoire dans le relais féminin ce samedi (sans Simon, non retenue car en manque de rythme) serait une belle réponse à cette haine déversée sur les réseaux sociaux.














