Paul Rouget, Media365 : publié le jeudi 05 mars 2026 à 10h00
Avant de terminer la saison de biathlon, et les trois dernières étapes de Coupe du monde, Emilien Jacquelin est revenu sur les Jeux de Milan-Cortina, et notamment sur cette fameuse boucle d'oreille prêtée par la famille de Marco Pantani.
Fêté comme il se doit à Villard-de-Lans après avoir décroché deux nouvelles médailles olympiques aux Jeux de Milan-Cortina, le bronze sur la poursuite et l'or sur le relais, Emilien Jacquelin s'apprête à reprendre la compétition en Finlande, à Kontiolahti, qui accueille l'antépénultième étape de la Coupe du monde de biathlon.
Dans un entretien au Dauphiné, le Grenoblois est notamment revenu sur cette fameuse boucle d'oreille de Marco Pantani, prêtée par la famille du regretté cycliste et qu'il a portée pendant les JO. Il doit d'ailleurs rencontrer Tonina Pantani, la mère du « Pirate », le mois prochain. Un accessoire qui était « presque une pression » pour lui, comme il l'a expliqué.
« Est-ce que je vais vraiment oser la porter ? »
« Quand j'ai eu la boucle d'oreille, je n'y croyais pas forcément. Je n'ai pas ressenti de la joie, mais plutôt une appréhension tellement c'était fort, à me demander : "Mais est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est si puissant que ça ?" Et c'était le cas en fait. Je me suis vraiment posé la question "Est-ce que je vais vraiment oser la porter ?" parce que le but, c'est de faire mes Jeux olympiques et pas penser constamment à cet anneau. »
Et d'avouer qu'après avoir terminé au pied du podium de l'individuel, il a « réussi à le tourner comme quelque chose de positif » : « J'ai réussi à distinguer le fait de rendre hommage et d'essayer de faire des médailles. Faire les JO avec cette boucle, c'était une manière de rendre hommage, parce que mon parcours d'athlète a été drivé par cette idée que je fais du sport de haut niveau avec panache. »
« J'ai ce côté plus latin et romantique du sport »
Jacquelin raconte aussi comment cet hommage a été perçu différemment des deux côtés des Alpes : « En France, on va dire que les côtés négatifs de Pantani et du cyclisme des années 2000 ressortaient beaucoup. En Italie, par contre, ce n'était que de l'émotion et je me rends compte que j'ai ce côté plus latin et romantique du sport. Oui il y a des zones d'ombre, oui il y a du dopage, oui la fin est tragique. Mais ça reste un homme qui a eu des vulnérabilités. »














