Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 29 juillet 2026 à 15h59
Après quinze jours de stage en altitude, le biathlète Émilien Jacquelin a participé à sa première course cyclisme au niveau élite. Et il a souffert.
Loin, bien loin du Tour de France, de Tadej Pogacar et de Paul Seixas, Émilien Jacquelin a participé ce mardi à la première course Élite Nationale de sa carrière cycliste, entamée au lendemain des Jeux Olympiques 2026 de Milan-Cortina. Au Grand Prix de Cours-la-Ville (153 kilomètres), le coureur de l'équipe Cyclisme Seyssinet-Seyssins n'est pas passé inaperçu, malgré une anonyme 59e place sur la ligne d'arrivée (sur 63 coureurs classés), à plus de 16 minutes du vainqueur du jour.
Le champion olympique de biathlon venait de terminer un stage de quinze jours aux Arcs en Savoie, avec la NewGen de Décathlon-CMA CGM, chez qui il deviendra officiellement stagiaire, à partir du 1er août. Émilien Jacquelin a reconnu qu'il n'avait pas forcément les armes pour lutter pour la victoire ce mardi. « Je suis redescendu d'altitude hier soir (lundi), donc je ne savais pas trop à quoi m'attendre physiquement sur cette course. Je crois que j'ai la réponse, a-t-il expliqué dans un sourire à DirectVélo. C'était très compliqué ! »
« En vélo, je ne suis pas grand-chose »
L'Isérois de 31 ans retient tout de même du positif de cette première course à ce niveau dans sa carrière. « L'objectif premier était vraiment de voir comment je me sentais dans un peloton Élite, que ce soit dans les parties descendantes, rapides et aussi globalement. Et ça, c'est vraiment le point positif de la journée. Ça ne m'a pas coûté trop d'énergie. Je suis bien descendu, j'étais bien dans le peloton, a-t-il confié. Quand ça frottait, j'étais à l'aise. Je n'ai pas eu de stress et de pensée négative. Donc ça c'est très très bien pour la suite. »
Émilien Jacquelin a aussi livré son sentiment sur l'absence d'anonymat qui accompagne ses débuts dans le cyclisme, forcément très médiatisés. « Il y a beaucoup de personnes qui suivent et qui sont intriguées, soit qui veulent mon bien ou qui ne veulent pas forcément que je réussisse. Peu importe, mais c'est sûr que c'est toujours spécial. J'ai eu beaucoup d'encouragements, c'était chouette. Mais je vois que si je me retrouve devant, les autres coureurs ne relaient pas forcément, a-t-il expliqué, déçu. J'ai un peu la pancarte, alors que pour l'instant je suis champion olympique et champion du monde de biathlon, mais en vélo je ne suis pas grand-chose. »















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