Clément Baudouin, Media365, publié le vendredi 12 décembre 2025 à 18h26
De retour à la compétition depuis sa suspension d'un mois pour vol et escroquerie, Julia Simon s'est confiée à l'issue de la course à l'Équipe évoquant notamment sa forme et son retour dans le groupe de l'Équipe de France.
C'est un sprint qui était attendu du côté d'Hochfilzen ce vendredi, puisque Julia Simon faisait son retour à la compétition. Condamnée pour vol et escroquerie en octobre dernier par le tribunal d'Albertville, la biathlète de 29 ans avait ensuite été suspendue par la Fédération française. Une suspension de six mois, dont cinq avec sursis, privant notamment celle qui a remporté le gros globe en 2023 du premier rendez-vous de la saison, le week-end dernier du côté d'Östersund en Suède.
Pour son retour sur les skis, Julia Simon a terminé à la 19e position, à plus d'une minute de Lou Jeanmonnot, victorieuse de ce sprint. À l'issue de la course, Julia Simon est revenue au micro de l'Équipe sur ses sensations pour ce retour à la compétition : « C'est difficile de récupérer un train qui est déjà en marche, je sens que je manque énormément de rythme. J'ai pris très cher sur ce premier tour, j'ai eu du mal à me mettre dedans et à finir aussi, il me manquait la petite puissance de la fin. Mais je suis contente, j'ai eu des bonnes sensations derrière la carabine, j'ai été dans l'instant présent, j'ai réussi à mettre en place ce que je voulais, je suis satisfaite. Maintenant, il va me falloir des courses pour revenir dans le rythme, mais je sais que je fonctionne comme ça, donc ce n'est pas inquiétant. »
De retour également dans le groupe de l'Équipe de France, Julia Simon retrouvait ainsi Justin Braisaz-Bouchet, une des deux victimes dans l'affaire pour laquelle la native d'Albertville a été condamnée. L'occasion pour elle de confier qu'elle arrivait « complètement dans le flou » et que « le retour n'est pas évident ». Malgré tout, elle en tire du positif : « Mais c'est ce que j'aime (d'être là). J'adore ce que je fais. Le biathlon, c'est ma passion. Je n'étais pas arrivée au bout de mon histoire. J'ai pris un énorme kiff aujourd'hui. J'ai mon passé qui me permet d'arriver avec une certaine sérénité même si j'avais la pression. Le retour n'est pas si mal. Il y a beaucoup de positif et je me sens soulagée. »
Jeanmonnot apporte son soutien à Braisaz-Bouchet
Interrogée sur le retour de sa coéquipière Julia Simon dans le groupe France à l'issue de ce sprint d'Hochfilzen, Lou Jeanmonnot s'est confié à l'Équipe estimant que ce retour a été vécu « plus ou moins de la même manière que depuis 3 ans », avant d'expliquer : « On y est habitués. Si dans les médias, c'est ponctuel, nous ça fait trois ans et demi que c'est journalier. Donc on sait et on a appris à vivre des situations qui ont un peu évolué au fil des années, mais mine de rien, on y est habitués. »
Lou Jeanmonnot a profité de ce micro tendu pour également apporter son soutien à sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet s'estimant « particulièrement déçue » et trouvant que sa coéquipière « paye beaucoup trop cher des choses dont elle a été victime à un moment donné », expliquant notamment : « La semaine dernière, elle a reçu des menaces de mort à l'encontre de sa fille et franchement ça me dégoûte, je trouve que ce n'est pas normal que ça ait pris cette ampleur-là. D'avoir été témoin de tout ça, c'est dur parce qu'on se sent un peu impuissant face à la cruauté humaine. »
Des mots forts de la part de Lou Jeanmonnot, avant de conclure : « Ce n'est pas comme ça que j'aurais voulu vivre ma carrière d'athlète en Équipe de France A, j'aurais aimé que ça soit comme quand j'étais cadette et que j'aille avec des copines à l'entraînement et que je sois contente d'y aller, malheureusement ce n'est pas le cas. Mais on a appris à faire avec, et encore une fois, je fais au mieux pour soutenir Justine Braisaz-Bouchet qui est une personne en or, qui mérite tout l'amour du monde et qui a été mine de rien un petit peu brisée par tout ça. »














