Mathieu Warnier, Media365, publié le mercredi 30 juillet 2025 à 15h10
Les proches de Laura Dahlmeier ont annoncé ce mercredi le décès de l'ancienne biathlète allemande des suites d'un accident d'alpinisme intervenu sur les pentes du Pic Laila, au Pakistan.
L'espoir laisse place aux larmes. Ce lundi, Laura Dahlmeier a été victime d'un accident d'alpinisme alors qu'elle s'était attaquée au Pic Laila. L'ancienne biathlète avait été prise dans un éboulement auquel avait pu échapper sa partenaire dans cette tentative. Cette dernière avait alors pu donner l'alerte mais un hélicoptère n'avait pas pu atteindre la zone avant ce mardi. Un survol durant lequel Laura Dahlmeier n'avait pas donné de signes de vie. Alors qu'une équipe internationale de secours a été mobilisée pour essayer de retrouver celle qui s'était reconvertie dans le secours en montagne et était une alpiniste chevronnée, ses proches ont donné des nouvelles ce mercredi. Dans une déclaration transmise à l'agence de presse DPA, ils ont confirmé la disparition de l'ancienne championne olympique du sprint et de la poursuite à PyeongChang en 2018. Quatre alpinistes et deux porteurs envoyés sur zone face à l'incapacité de faire décoller des hélicoptères en raison de mauvaises conditions métérologiques.
Dahlmeier était consciente des risques
Une équipe qui n'a pas été en mesure d'intervenir pour sauver Laura Dahlmeier. L'accident est intervenu sur une montagne du Pakistan dont la difficulté est reconnue en raison des risques élevés d'avalanche et des conditions météorologiques parfois extrêmes. L'ancienne biathlète allemande s'est attaquée au Pic Laila en était parfaitement consciente des risques associés à cette expédition. En effet, après sa carrière au plus haut niveau qui l'a vu devenir la première à remporter cinq médailles d'or à l'occasion d'une seule édition des championnats du monde, à Hochfilzen en 2017, Laura Dahlmeier était devenue guide de haute montagne avec un diplôme d'Etat et faisait partie des services de secours en montagne après avoir mis fin à sa carrière sportive en 2019. Une activité qui lui permettait d'évoquer « l'humilité en montagne » tout en prévenant des risques liés à la pratique de l'alpinisme. « Quiconque monte haut doit savoir qu'il peut ne pas revenir », avait-elle confié face à la presse. Des propos qui prennent un tout autre sens après son décès.











