Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 16 décembre 2025 à 10h10
Très touchée par les messages menaçants qu'elle a reçus, Justine Braisaz-Bouchet a aussi évoqué le retour avec les Bleues de Julia Simon, condamnée pour lui avoir volé sa carte bleue.
En difficulté à Östersund, pour l'ouverture de la Coupe du monde de biathlon, Justine Braisaz-Bouchet a fait mieux en Autriche, à Hochfilzen, lors de la deuxième levée, terminant au pied du podium lors de la poursuite dimanche, une 4e place qui est son meilleur résultat de l'hiver.
Mais elle a surtout été interrogée ces derniers jours sur le retour dans le groupe France de Julia Simon, qui a été condamnée à trois mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et un mois de suspension sportive pour lui avoir volé sa carte bleue, et sur les menaces dont elle a fait l'objet sur les réseaux sociaux, des messages haineux visant notamment sa fille qui font « froid dans le dos ».
« Je m'occupe de moi »
Sur Simon, la native d'Albertville reconnaît, à propos des sollicitations médiatiques sur le sujet que « c'est un peu lourd. À chaque fois qu'on me pose des questions dans les médias, je n'ai pas envie d'être langue de bois. Il faut trouver un équilibre et j'essaie de voir plus long terme que ce côté extra-sportif », explique-t-elle d'abord dans un entretien accordé à L'Equipe.
Et de rappeler que « c'est un moment tumultueux », alors que certains décrivent un groupe France « déchiré » sur le sujet. « Je trouve que chacun est à son affaire. Chacun fait son travail en équipe de France et c'est la même ambiance de travail depuis des années. Ça bosse sérieusement chacun de son côté. Je m'occupe de moi. J'ai mon caractère. Je suis quelqu'un qui adore fonctionner en groupe. Je respecte les individus, mais je suis aussi quelqu'un de discrète. Je laisse vraiment chacun faire sa vie. C'est comme ça, il faut juste relativiser. Il y a des faits divers partout et là ça tombe un peu sur moi », tente-t-elle de relativiser.














