Paris 2024 : Agbégnénou "pas encore prête"

Paris 2024 : Agbégnénou "pas encore prête"©Panoramic, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 17 avril 2023 à 15h54

A 466 jours du début des Jeux Olympiques de Paris 2024, la double championne olympique de judo Clarisse Agbégnénou a bien conscience qu'elle a encore du chemin à faire, après avoir donné naissance à une petite fille l'an dernier.

Deux mois après son grand retour à la compétition, lors du Grand Chelem de Tel Aviv, Clarisse Agbégnénou s'est livré à Ouest-France, à quelques jours des championnats du monde de judo, programmés à Doha du 7 au 14 mai. L'occasion de revenir sur sa maternité, elle qui a donné naissance à une petite Athéna en juin dernier, et sur sa transformation physique. "En fait, j'ai perdu beaucoup d'abdos, je ne les sentais plus, c'était très bizarre... Au début ça allait, mais au bout d'un moment j'ai bien vu qu'il fallait que ça évolue. J'avais encore ce corps de femme qui a été enceinte, il fallait que je refasse du sport, que les hormones se remettent en ordre aussi. Il y a eu une phase d'entre deux, qui a duré environ six mois, où ça n'a pas été facile", a reconnu celle qui avait salué la décision d'Hervé Renard, le nouveau sélectionneur de l'équipe de France féminine de football, qui a autorisé Amel Majri à rejoindre les Bleues avec son bébé.

"C'est dur, mais c'est bien"

Agbégnénou, qui a fini par trouver un accord avec la Fédération française de judo concernant le judogi officiel de l'équipe de France, a également évoqué les Jeux Olympiques de Paris 2024, et son objectif principal. "Je veux finir mon histoire avec les Jeux à la maison, en or", déclare la double championne olympique et quintuple championne du monde, après avoir avoué qu'elle n'était "évidemment pas encore prête" à 466 jours du coup d'envoi de l'événement : "J'ai encore pas mal d'échéances, il y a les Mondiaux qui arrivent vite, il y aura encore des championnats d'Europe, pas mal d'autres compétitions derrière. Cela me laissera le temps de me jauger. Pour l'instant, c'est bien. C'est dur, mais c'est bien. Je ne peux pas dire que je suis en retard, ça serait mentir de le dire, mais je ne suis évidemment pas encore prête. Forcément, quand on a l'habitude d'avoir des acquis, des repères, un corps déjà bien façonné, c'est différent d'aujourd'hui, où des choses ont changé."

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