MMA - Saint-Denis : « J'étais un abruti fini »

MMA - Saint-Denis : « J'étais un abruti fini » ©Icon Sport, Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 18 novembre 2025 à 13h45

Après avoir signé un troisième succès consécutif à l'UFC, en seulement 16 secondes, Benoît Saint-Denis est revenu sur son année 2024 compliquée, et il attend la suite avec impatience.

Cette fois, il est bien de retour ! Après une année 2024 cauchemardesque, marquée par sa première défaite par KO, face à Dustin Poirier, puis un revers encore plus douloureux, contre Renato Moicano à Paris, Benoît Saint-Denis a signé un troisième succès consécutif en six mois samedi soir à New York lors de l'UFC 322, dans un Madison Square Garden qui lui réussit décidément bien.

Opposé à l'expérimenté Beneil Dariush, « BSD » n'en a fait qu'une bouchée, s'imposant par KO en seulement 16 secondes d'un crochet du gauche, après quelques uppercuts, pour signer la victoire la plus rapide d'un Français dans l'histoire de l'UFC. Une belle revanche pour l'ancien de forces spéciales, qui avait déjà fait forte impression en septembre à l'Accor Arena, en stoppant le prometteur Mauricio Ruffy dès le deuxième round.

Saint-Denis était « déprimé »

Celui qui est désormais entraîné par Nicolas Ott, également coach de Nassourdine Imavov, est revenu sur ce retour au premier plan au micro d'Ariel Helwani. « Je savais que je reviendrais. J'étais juste déprimé que ça prenne autant de temps, parce qu'on n'a pas l'occasion de combattre autant de fois qu'on veut. Ce n'est pas du foot ou du basket. Et donc on ne peut pas prouver aux gens qu'ils ont tort chaque semaine », a-t-il d'abord expliqué.

Avant d'évoquer ces deux défaites de rang, après lesquelles il a beaucoup appris : « Lors de mon combat contre Poirier, comme je l'ai souvent dit, il y a beaucoup de manque de respect de ma part et un manque d'humilité, en me présentant avec des problèmes de santé. Et puis face à Moicano, je suis arrivé sans entraîneur et sans tactique. Et entre les deux premiers rounds, je savais déjà que j'étais un abruti fini. »

« Je suis un soldat »

Mais ça, c'était avant. Car l'avenir, désormais, pour le Gardois, qui devrait rentrer dans le top 10 de sa catégorie, c'est un combat pour le titre des légers, ce qui paraît peut-être encore peu tôt, la conquête de la ceinture « BMF » (Baddest Mother Fucker), qui récompense le plus « dur à cuire » de l'UFC, même si cela reste subjectif, ou un duel face à « n'importe quel membre du top 5 ». « Quelque soit, l'adversaire qu'ils me proposent, je le prendrai, parce que je suis un soldat. » Et ce ne sont pas des paroles en l'air...

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