Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 05 février 2022 à 22h48
Prscilla Gneto avait omis avoir placé son téléphone portable dans son kimono. Problème, celui-ci l'a suivi jusque sur le tatami de son Grand Chelem de Paris, contre la Japonaise Momo Tamaoki qui n'en demandait pas tant.
Incroyable scène samedi au Grand Chelem de Paris, qui a repris ses droits au mois de février à Bercy (après une édition 2021 décalée en octobre) : Priscilla Gneto, la championne du monde 2011, a été éliminée en demi-finales des - 57 kg pour avoir fait tomber en plein combat son... téléphone portable, qu'elle avait donc glissé au préalable dans son kimono. C'est son adversaire japonaise Momo Tamaoki qui s'est chargée de ramasser l'appareil et de le transmettre à l'arbitre, qui a logiquement disqualifié la Française puisque c'est évidemment interdit. "Je ne peux rien y faire, la prochaine fois je toucherai bien mes poches avant d'aller combattre, sourit-elle très amèrement (pour RMC Sport). Sur le moment, moi-même j'étais choquée, j'ai quand même fait 1'30" de combat avec le portable dans le kimono."
La grande soeur d'Astrid, également engagée dans le tournoi de la capitale, a tenté d'expliquer que c'est un excès de concentration qui l'avait trahie : "Je suivais la compétition dessus, on m'appelée, j'ai eu le réflexe de le mettre dans le kimono et je suis partie... Ce sont les aléas de la vie, on s'en remet. Sur le moment, on fait abstraction, je voulais seulement aller chercher la médaille de bronze." Ce qu'elle a finalement réussi à faire, fort heureusement. "Je ressasserai. Je mériterais de me faire sermonner, je vais me prendre des réflexions et me faire chambrer pendant longtemps." La même mésaventure était arrivée à un judoka portugais au Grand Chelem de Bakou, en 2019. Là aussi, Anri Egutidze n'avait pas échappé à la disqualification sur-le-champ.












