NBA - Wembanyama : « On n'a pas cent chances »

NBA - Wembanyama : « On n'a pas cent chances »©Icon Sport, Media365
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Aurélien Canot, Media365 : publié le mardi 09 juin 2026 à 08h36

Après la victoire de lundi soir à New York dans le match 3, Victor Wembanyama attribuait avant tout ce premier succès qui relance complètement son équipe dans cette finale face au Knicks à une meilleure communication ainsi qu'à une maîtrise plus aiguë des débats.

Battus lors des deux premiers matchs sur leur parquet, les Spurs se sont complètement relancés lundi soir en s'imposant face aux Knicks (115-111) sur le parquet du Madison Square Garden dans le match 3. Attendu au tournant, Victor Wembanyama a rendu une copie de toute beauté (32 points, 8 rebonds, 6 passes, 3 contres, 2 interceptions). Tout de suite en mode rouleau compresseur (9 points dans le premier quart-temps), le pivot français a également terminé très fort la rencontre, avec 10 points marqués au cours de l'ultime période.

Ce succès tellement important pour une équipe de San Antonio qui aurait assurément eu beaucoup de mal à se remettre d'un troisième revers porte donc inéluctablement la griffe de sa superstar tricolore. Pourtant, le natif du Chesnay ne voit pas forcément les choses de cette manière. Pour "Wemby", ce sursaut des siens doit ainsi davantage à une communication retrouvée sur le terrain ainsi qu'à une meilleure maîtrise des événements que cela n'avait été le cas lors des deux premières rencontres.

Wembanyama : "Le plan de jeu, c'est toujours un peu de me chercher"

"Ce qui a fait la différence ? C'est un peu de tout, je crois, mais surtout la communication. Connaître nos systèmes en défense, comme en attaque, ainsi qu'anticiper le jeu et prévenir ses coéquipiers de ce qu'on voit venir (...) On était beaucoup plus en contrôle. J'ai l'impression que les situations difficiles font ressortir chez nous l'urgence et l'exécution nécessaires. On comprend alors qu'on n'a pas cent chances", appréciait le MVP de la finale de conférence face à OKC. Sans cacher que les Spurs ont bien évidemment beaucoup plus de chances de briller et de l'emporter lorsqu'il a souvent le ballon en main. "Notre plan de jeu est un peu toujours de me chercher. C'est la première option."

Il y en a d'autres également. Ainsi, lundi, la solution est également venue de Stephon Castle et de De'Aaron Fox, pourtant pas dans l'adresse de sa vie une fois de plus. Et c'est aussi ce qui fait de San Antonio une équipe aussi redoutable, en particulier dos au mur. "Souvent, les équipes font en sorte que ce ne soit pas possible (de me chercher), et dans ce cas, ce sont mes coéquipiers qui en profitent."

Wembanyama : "Je suis encore loin de Trae Young" 

Et au même titre que la pression, aussi grande soit-elle, n'a pas d'impact sur le si zen "Wemby" - "J'ai vraiment essayé de décompresser. Les play-offs, c'est un tourbillon. C'est difficile de garder la tête hors de l'eau. Parfois je ne regarde même pas le match juste après. J'ai besoin de temps, de laisser mon cerveau redescendre, récupérer, autant physiquement que mentalement" - l'accueil, hostile, du Madison Square Garden ne l'a aucunement déstabilisé.

Etre devenu le nouvel ennemi public des New Yorkais aurait même plutôt tendance à l'amuser. "Est-ce que c'est le plus beau des compliments ? Oui, je suppose (rires). Mais je suis encore loin du niveau de Trae Young, quand même." L'ex-meneur vedette des Hawks avait martyrisé les Knicks au premier tour en 2021. "Wemby", pour qui "la préparation physique est vraiment ce qui fait la différence", rêve lui aussi de jouer un vilain tour à ces nouveaux... ennemis.

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