Aurélien Canot, Media365 : publié le mardi 09 juin 2026 à 07h51
Auteur d'un énorme match une fois de plus (32 points), Victor Wembanyama a permis aux Spurs de s'imposer lundi soir au Madison Square Garden (115-111) lors du match 3 contre New York et de revenir ainsi à 2-1 dans la série avant le match 4, mercredi toujours chez les Knicks.
Les Spurs restent en vie. Battu à domicile lors des deux premiers matchs pour son grand retour en finales NBA douze ans après sa dernière présence, certes couronnée d'un titre, et menée 2-0 avant le premier match de la série à New York, San Antonio n'avait déjà pratiquement plus le droit à l'erreur au moment de pénétrer lundi soir sur le parquet du Madison Square Garden.
Si deux équipes dans l'histoire sont déjà parvenues à décrocher la timbale en ayant débuté cette finale par deux revers chez elle, aucune en revanche n'a réussi à inverser la situation en entamant la série sur un 3-0. C'est dire l'importance que revêtait ce match 3 de lundi chez des Knicks qui restaient sur treize victoires (à deux longueurs du record de Golden State). Mais comme souvent, c'est lorsqu'ils se retrouvent dos au mur que les Spurs paraissent plus redoutables encore que jamais. Sous les yeux de Donald Trump, hué, Jalen Brunson et les New Yorkais ont pu encore le constater à leurs dépens.
Grâce notamment à un Victor Wembanyama bien décidé à remettre les pendules à l'heure après son départ très moyen et une nouvelle fois monstrueux, notamment défensivement (32 points à 11 sur 18 aux tirs, dont 2 sur 4 à trois points, 8 rebonds, 6 passes, 3 contres, 2 interceptions), les Texans se sont complètement relancés en débloquant leur compteur dans cette finale qui pourrait bien s'avérer finalement indécise jusqu'au bout. Vainqueurs de quatre points à l'arrivée (115-111), les dauphins d'OKC lors de la saison régulière avant de s'offrir le scalp des champions en titre en demi-finale de conférence se sont, certes, fait peur.
"Wemby" a donné le ton d'entrée !
Comme lors de cette violente baisse de régime qui les a contraints à regagner les vestiaires avec sept longueurs de retard alors qu'ils en possédaient 12 d'avance peu de temps avant. Toutefois, si "Wemby" et les siens sont passés par tous les sentiments au cours de cette rencontre quelque part, ils ont su mener les débats la plupart du temps et faire la différence au moment opportun, sur deux derniers gros shoots de Stephon Castle (23 points, 5 rebonds, 5 passes), à trois points, et d'un De'Aaron Fox (12 points, 8 passes, 3 rebonds) pourtant plutôt maladroit dans l'ensemble.
Comme Brunson, Wembanyama a terminé la partie avec 32 points, nouveau record dans un match de finale NBA pour un Français (NDLR : Tony Parker avait inscrit 30 points en 2007 contre Cleveland). Le natif du Chesnay a surtout donné le ton d'entrée, avec 9 points marqués dans un premier quart-temps qu'il avait débuté sur un dunk dévastateur, puis montré la voie jusqu'au bout, avec 10 points dans la dernière période quand son équipe n'était pas encore à l'abri d'une nouvelle désillusion.
"Wemby" a fait en sorte que cette troisième défaite qui aurait probablement ruiné les espoirs des Spurs n'arrive jamais. Et avant de retrouver mercredi les Knicks sur ce même parquet du Madison Square Garden, San Antonio peut de nouveau se prendre à rêver.














