Aurélien Canot, Media365, publié le mardi 16 décembre 2025 à 08h25
A la veille de disputer son rendez-vous le plus important avec les Spurs depuis son arrivée en NBA, mardi soir en finale de NBA Cup face à New York à Las Vegas, Victor Wembanyama s'est longuement confié en conférence de presse. L'occasion pour la superstar française d'évoquer notamment cette tendance qu'il a de plus en plus à chambrer ses adversaires ou de dire ce qu'il entendait véritablement par "basket éthique".
A quelques heures de peut-être décrocher mardi soir aux dépens de New York en finale de la NBA Cup à Las Vegas son premier trophée collectif avec San Antonio, lui qui accumule les distinctions individuelles depuis qu'il a mis les pieds en NBA, Victor Wembanyama s'est longuement confié devant la presse. Une prise de parole délicieuse comme toutes celles d'ailleurs de la superstar française des Spurs qui a permis à "Wemby" de livrer un grand nombre de vérités. Le grand absent du mois dernier du côté de la franchise texane a pu notamment s'étendre sur ce trash-talking dont il semble chaque jour un peu plus adepte. Et à entendre l'intéressé, on comprend mieux pourquoi il aime tant chambrer ses adversaires.
"Le trash-talk, pour moi, peut être utilisé pour deux choses, soit pour interrompre son adversaire, soit pour se donner plus d'énergie à soi-même et à son équipe. Il y a des choses comme ça sur le parquet où tu ne veux pas avoir de filtre, parce que ça va avec le flow du match et vous n'essayez pas de vous arrêter. Si tu veux le faire, tant que ça ne fait pas mal à l'équipe, et que c'est correct dans le sens humain, tu ne veux pas t'arrêter", considère ainsi l'ancien pivot vedette de Boulogne-Levallois, qui précise que sur le parquet, "la frontière de l'éthique et de la non-éthique est plus difficile à observer". De "basket éthique", il en a justement été question en marge du retour de l'ancien numéro 1 de la draft.
Wembanyama : "On ne va pas non plus faire péter le champagne"
Ce dernier, revenu également sur la manière dont il choisit ses tirs ("C'est facile de s'éloigner à chaque contact, ça l'est moins de toujours se rapprocher du cercle pour obtenir les tirs les plus efficaces, c'est toujours une lutte mentale"), a expliqué pourquoi ce type de jeu était plus cher à son équipe qu'à d'autres de la ligue. "On ne joue pas beaucoup d'isolations par exemple, les cinq joueurs sur le terrain sont une menace constamment. C'est un basket qu'on peut décrire parfois comme old-school, à la façon des Spurs. C'est un peu abstrait, mais c'est ma vision des choses. Tactiquement, c'est un basket plus correct selon moi."
Quant à la valeur qu'aurait une première victoire en NBA Cup, Wembanyama avoue que ce premier titre collectif éventuel ne viendrait pas révolutionner sa carrière. Il l'accueillerait néanmoins comme une "étape importante". "Cela montrerait qu'on est capable de passer la prochaine étape pour des matchs encore plus importants en play-offs". Mais pas au point de "faire péter le champagne" ("comme on ne célébrerait pas une série de play-offs") pour autant en cas de victoire. "Au milieu de la saison, ça ne veut pas rien dire, mais ce n'est pas non plus si significatif que ça de gagner ce tournoi. Il faut rester humble", insiste bien le phénomène français, qui opterait d'ailleurs pour une célébration comme celle de Milwaukee en 2024 plutôt que pour une grosse fête comme celle que s'étaient autorisés les Lakers en 2023 lors de la première édition.














