Euroligue - Olympiakos : Fournier veut rendre fier son public

Euroligue - Olympiakos : Fournier veut rendre fier son public©Icon Sport, Media365
A lire aussi

Thibaut Simon, Media365 : publié le mercredi 06 mai 2026 à 11h02

Après la qualification face à Monaco, Evan Fournier s'est exprimé sur la Roca Team et le rêve d'un titre qui échappe au Pirée depuis 2013.

Entre Monaco et l'Olympiakos, la série n'a pas souffert de contestation. Les Grecs ont éliminé la Roca Team (3-0) avec un dernier match remporté ce mardi par les coéquipiers d'Evan Fournier (82-105). Avec un écart de 24 points de moyenne à l'arrivée, l'Olympiakos rejoint le Final Four. S'il n'y avait pas « d'esprit de revanche » contre les Monégasques, tombeurs l'an passé du club grec en demi-finale (68-78), Fournier estime que la logique a été respectée. « On a fait une série solide. Il n'y a pas grand-chose à dire. Après deux bonnes performances chez nous, c'est vrai qu'ils avaient des blessés. Mais ce n'est pas de notre ressort. On a trouvé de bonnes solutions, appuyé là où il fallait et déroulé. »

Le Français a d'ailleurs eu un mot pour le club de la Principauté, dont la saison extra-sportive est animée par des dettes et des salaires impayés. « On a de la compassion pour nos collègues. On fait un métier très bien rémunéré. Mais ne pas se faire payer, ne pas savoir ce qui va se passer... Ce n'est pas simple d'être dans le flou, savoir si tu bouges ta famille ou non. »

Fournier et le rêve européen

Arrivé l'an passé au Pirée, Evan Fournier n'a pas encore connu les joies d'un titre européen, alors que l'Olympiakos est un habitué du Final Four. Si la dernière finale du club date de 2023 (défaite 78-79 face au Real Madrid), le dernier sacre dans la compétition remonte à 2013. Face à la passion des supporters et la ferveur locale, l'arrière tricolore serait « fier et heureux » de ramener le trophée aux fans. « Je serais plus content pour les fans que pour moi. Je serais fier de rendre un peuple fier et heureux. Vous ne pouvez pas vous rendre compte mais c'est notre quotidien. Dès qu'on nous voit dans la rue, on nous arrête. Sur l'autoroute les gens klaxonnent, nous disent d'aller chercher ce titre. Ce n'est pas une pression mais ils sont toujours derrière toi. »

Un duel 100 % grec face au Panathinaikos - les Grecs mènent 2-0 dans leur série face à Valence - ou un choc contre le Fenerbahçe de Nando De Colo pourraient être envisagés en demi-finale. Fournier se verrait bien, avec un trait d'humour, envoyer son ex-coéquipier chez les Bleus à la retraite. «J'espère le foutre à la retraite. Ce serait un moment très fort. Nando est un joueur que j'adore. J'ai adoré partager toutes ces belles campagnes (avec l'équipe de France) avec lui. L'histoire serait belle. »

Vos réactions doivent respecter nos CGU.