Boulogne-Levallois : La mairie de Boulogne enterre définitivement le club

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Thomas Siniecki, Media365 : publié le dimanche 23 juin 2024 à 17h45

Cette fois, c'est bel et bien fini pour les Metropolitans, et pourtant l'ancienne équipe de Victor Wembanyama ou Bilal Coulibaly (coachée par Vincent Collet) disposait d'un ultime projet de reprise...

Si le CSP Limoges a finalement été sauvé des eaux et peut continuer en Betclic Elite in extremis, grâce à un nouveau repreneur, on n'en attendait pas autant pour Boulogne-Levallois et c'est malheureusement confirmé. Les Metropolitans, relégués en Pro B après une saison catastrophique à tous points de vue - sportif, mais aussi financier et administratif avec un nombre de joueurs insuffisant en plein coeur de l'année, consécutif à une reprise en juillet avec un seul élément dans l'effectif -, ont pourtant intéressé un fonds d'investissement américain par l'intermédiaire de Luc Dayan (l'ancien président du LOSC, Nantes, Strasbourg ou Lens en football), mais la mairie de Boulogne-Billancourt n'a rien cédé.

Dayan : "A peine 30 minutes après leur accord, ils sont revenus sur leur décision"

D'après Le Parisien, c'est donc ferme et définitif, les Metropolitans vont purement et simplement disparaître. Les raisons de la soudaine mise en retrait demeurent opaques, pour le moment. D'autant qu'un accord avait visiblement été trouvé et que les politiques auraient fait machine arrière, une énième fois, à la dernière minute, juste avant le couperet de samedi minuit pour présenter le nouveau projet devant la DNCCG (Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion). Pourtant, "d'énormes efforts ont été faits jusqu'au dernier moment", assure Philippe Ausseur, le président de la LNB.

C'est bien le club de Victor Wembanyama, vice-champion de France avec lui la saison passée, qui vole en éclats presque d'un claquement de doigts, mais aussi le successeur plus historique du PSG Basket dans les années 90 (avec Tony Parker). "Tout le monde est très déçu, conclut Luc Dayan. On savait que le dossier était complexe, mais on avait fini par trouver des solutions sur tous les points. Chacun avait mis de la bonne volonté pour trouver une issue favorable. Boulogne nous avait fait une contre proposition vendredi et Sam Katzin-Simon, un des principaux actionnaires du groupe de repreneurs, avait accepté. Les avocats avaient rédigé l'accord. Tout était finalisé, et à peine 30 minutes après avoir donné son accord, la mairie de Boulogne revenait sur sa décision. C'est à se demander s'ils voulaient réellement céder le club." Une fin aussi triste qu'étrange.

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