Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 12 mars 2026 à 12h48
Du haut de ses deux mètres ou presque, c'était le premier mais assurément pas le dernier pour notre jeune pépite Dominique Malonga.
C'était attendu, c'est fait : Dominique Malonga a claqué mercredi le premier dunk de tous les temps en équipe de France féminine. A 2'55" de la mi-temps contre les Philippines (115-66 en qualifications pour la Coupe du monde), devant les photographes bien briefés d'avance à Villeurbanne, la géante de 20 ans et surtout 1,98 m s'est envolée pour l'histoire (voir vidéo plus bas). Sa première tentative datait de l'été 2024, avant l'épopée de la médaille d'argent olympique à Paris, en préparation face à la Serbie (85-63). Ce fut alors raté de peu, mais désormais c'est du sûr "à 100%" (propos relayés par L'Equipe) : "Quand c'est dans ce genre de situation, je ne rate plus, c'est comme un lay-up."
"Ça devient une habitude, je veux normaliser ce geste"
Joueuse du match à 21 points, elle compte bien avoir simplement ouvert la voie : "Ce dunk est symbolique parce qu'il est réussi en équipe de France, j'en suis fière mais ça devient une habitude et je veux normaliser ce geste." Qu'elle a déjà répété à plusieurs reprises en WNBA, la ligue nord-américaine aussi puissante chez les filles que chez les garçons. N°2 de la dernière draft au printemps 2025 et confirmée parmi les meilleures rookies pour sa première saison à Seattle, où elle côtoie notamment sa coéquipière en sélection Gabby Williams, celle qui n'a quitté l'ASVEL que l'an passé attend comme toutes le dénouement des négociations qui bloquent la reprise outre-Atlantique, pour le moment (contrairement aux messieurs, la saison se déroule en grande partie l'été, de mai à octobre).
De retour en France, histoire de perpétuer les inévitables comparaisons avec Victor Wembanyama, elle en a donc profité pour boucler la boucle avec les Bleues dans son ancienne salle de l'Astroballe. Le dunk n'est pas nouveau chez Dominique Malonga, bien au contraire : ce mouvement éminemment emblématique du basket la suit depuis des années, puisqu'elle martyrisait déjà le cercle à... quatorze ans. La Camerounaise de naissance n'a pas fini de nous épater, c'est certain. "C'est un truc de fou de la voir évoluer à ce niveau, mais on va s'habituer", conclut sa partenaire Alexia Chery.














